Révocation du Président Placide KALISA

31 janvier 2012

Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie

Après instruction, le CA du MRAX a rendu son verdict :
- il révoque son Président Placide KALISA confondu pour mensonges et manipulations, et
- il soutient son Directeur Radouane BOUHLAL calomnié.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 29 JANVIER 2012

Le Conseil d’administration (CA) du MRAX s’est réuni ce vendredi 27 janvier 2012 pour prendre ses responsabilités eu égard aux graves accusations portées ces derniers jours dans la presse par son Président Placide KALISA contre le MRAX, sa gestion ou son personnel (en particulier son Directeur Radouane BOUHLAL).

L’attitude du Président KALISA a d’emblée choqué : comme le Directeur BOUHLAL est en congé-maladie, il pensait que le CA se tiendrait sans lui. Or le Directeur est arrivé en début de séance, demandant à être entendu par le CA. Animé par le respect du principe du contradictoire, le CA a légitimement accepté d’auditionner le Directeur.
Contrarié par cette décision qui le mettait visiblement mal à l’aise, le Président KALISA a lâchement refusé la confrontation, et a abandonné le CA dès le début de séance.

Placide KALISA a donc sciemment menti lorsqu’il a déclaré dans la presse qu’il a quitté le CA car ce dernier aurait refusé de traiter de tous les points litigieux. La meilleure preuve de ce mensonge est que le CA a délibéré sur l’ensemble des sujets litigieux (dont ceux souhaités par Placide KALISA), en particulier :

1. Sur les accusations formulées par le Président KALISA
Le CA s’est penché sur les différentes critiques formulées dans la presse par le Président KALISA (notamment l’allégation d’usurpation de sa signature électronique).
Le Directeur BOUHLAL a minutieusement répondu, en présentant au CA les différentes preuves (ex : échanges de courriels) qui révèlent incontestablement que le Président KALISA a menti.
Vu les atteintes à son intégrité et à son honneur, le Directeur BOUHLAL a annoncé au CA qu’il n’entend pas s’arrêter là : il introduira contre le Président KALISA une plainte au pénal pour calomnie et diffamation. Le CA a décidé de soutenir cette démarche en justice.
Par ailleurs, le CA a décidé de s’adresser à l’ensemble des membres du MRAX dans les jours prochains, pour parfaitement

2. Sur l’écartement du Président KALISA et/ou du Directeur BOUHLAL
Depuis plusieurs jours, le Président KALISA n’a cessé de formuler des critiques dans la presse, sans même prendre la peine de s’en ouvrir au Conseil d’administration qu’il préside. Si même le Président ne respecte pas les instances dirigeantes du MRAX, ni les procédures internes, comment le Conseil d’administration peut-il le respecter dans sa fonction ? Les 2 mensonges répétés et la lâcheté du Président KALISA ont profondément choqué le CA qui a, à l’unanimité, adopté une décision forte : celle de refuser la démission de la Présidence par Placide KALISA, qui ne devait selon sa demande prendre cours qu’à partir du 15 février prochain, pour le révoquer de sa fonction de Président immédiatement !

A l’unanimité, le CA a rejeté les propositions farfelues de KALISA de nommer un Administrateur provisoire ou de tenir une Assemblée générale de refondation, et a élu, d’ici la prochaine Assemblée générale, l’actuel Trésorier, M. Tommy BUI, à la charge de Président f.f., et l’actuel administrateur, M. Abobakre BOUHJAR, à la charge de Trésorier f.f.

S’agissant du Directeur BOUHLAL, le CA fait le constat que des graves pratiques de harcèlement ont été menées contre lui au point qu’il est tombé malade depuis le mois d’octobre 2011. Et une fois écarté pour incapacité de travail, il a continué et continue toujours de subir un véritable acharnement, voir un lynchage contre sa personne, notamment par les accusations du Président KALISA, lesquelles se sont, en séance, révélées mensongères.
Ce faisant et à l’unanimité, le CA a marqué sa confiance au Directeur BOUHLAL, et a voté sa confirmation dans sa fonction.

Le CA est conscient qu’à travers la personne du Directeur, c’est en réalité la ligne politique antiraciste qu’il porte au MRAX depuis son arrivée en 2004, qui est visée : celle d’un Mouvement indépendant, populaire, pluraliste et porté avant tout par les premiers concernés, à savoir les victimes de discriminations racistes. Contrairement à ce qui est prétendu, cette ligne est partagée par l’AG, le CA et nombre de travailleurs.

Plusieurs questions s’imposent : pourquoi tous ces mensonges et un tel acharnement ? Pourquoi les étaler dans la presse sans respecter les procédures et instances internes ? Pourquoi une telle violence contre la personne de Radouane BOUHLAL ? Pourquoi ces appels devenus réguliers pour une refondation du MRAX ? Pourquoi distiller dans l’opinion publique l’idée que le MRAX est mal géré ou mal piloté ? Pourquoi certaines Administrations se positionnent en ce sens ? Pourquoi la liberté d’association, pourtant consacrée par notre Constitution, n’est-elle par respectée quand il s’agit du MRAX ? Pourquoi quelques journalistes s’acharnent contre le MRAX, en publiant des articles unilatéraux (la parole n’est donnée qu’aux accusateurs), sans même solliciter l’avis contradictoire ? Quels intérêts sont gênés par le fait que, depuis l’accession en 2004 de Radouane BOUHLAL à la Présidence du MRAX, les Belges d’origine étrangère dirigent significativement les instances dirigeantes du MRAX ? Qui veut la mort du MRAX depuis qu’il agit en Mouvement indépendant, populaire, pluraliste, porté principalement par les victimes de racisme elles-mêmes ?

Ce sont les questions auxquelles nous invitons l’opinion publique à réfléchir…
Contact pour le Conseil d’administration :
Tommy BUI, Président f.f., mrax.presse@gmail.com – 0470.19.17.88.

MRAX asbl
Le MRAX est la plus ancienne organisation antiraciste en Belgique, née il y a plus de 60 ans sur les cendres du génocide nazi à l’initiative d’une poignée de Juifs résistants communistes
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LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE ELIO DI RUPO,

22 janvier 2012

à propos du chapitre « Egalité des chances » de la Déclaration de Politique Générale du 1er décembre 2011

Monsieur le Premier Ministre,

L’association SOS RACISMES, qui regroupe des militants de l’antidiscrimination en Belgique, est née du constat que l’antiracisme en particulier se trouvait aujourd’hui dans une impasse faute d’avoir répondu adéquatement aux évolutions de notre société. Nous sommes tout particulièrement inquiets d’une banalisation grandissante de l’extrême droite populiste qui, jusqu’au coeur du Parlement, distille sa haine xénophobe. Nous sommes interpellés par l’exacerbation des identités régionales et communautaires, mais aussi culturelles, religieuses et philosophiques.

C’est pourquoi SOS RacismeS s’est donné pour mission de créer des ponts entre tous les individus, ainsi qu’entre les éventuels groupes ou communautés auxquels ils s’identifient et/ou ils sont assignés, afin d’établir des espaces de reconnaissance, de dialogue et d’amitiés. Notre association œuvre ainsi à combattre les différentes formes de racismes, de discriminations et de replis identitaires qui sont autant d’obstacles au vivre-ensemble, à la cohésion sociale et à l’égalité des droits.

C’est dans cette perspective que nous avons pris connaissance de la Déclaration de Politique Générale de votre gouvernement, en particulier son chapitre « Egalité des chances »[1] sur lequel nous entendons ici réagir :

1.- NOUS NOUS RéJOUISSONS D’APPRENDRE QU”UN PLAN D’ACTION VISANT à « _PROMOUVOIR LA DIVERSITé ET LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS_ » SERA BIENTôT ADOPTé.

Toutefois, nous nous interrogeons sur le sens que vous entendez par la « promotion de la diversité ». En Belgique, la diversité est un fait, une réalité irréversible du pays et de ses citoyens, et non une qualité qui serait encore à promouvoir. En revanche, c’est l’acceptation de cette diversité qui pose problème. Or, celle-ci ne peut être simplement promue, mais doit être gagnée, en particulier par l’éducation. Trop souvent, la cohabitation entre communautés qui diffèrent par leurs cultures, leurs religions ou leurs langues, est vécue comme autant de sources de conflits qui alimentent les délires populistes et xénophobes, quand ils ne sont pas la cible d’une folie meurtrière comme ce fut encore récemment le cas à Oslo. C’est pourquoi SOS RacismeS recommande que le futur plan d’action du Gouvernement investisse prioritairement le monde de l’éducation en général, notamment en soutenant les Communautés dans le développement de modules d’éducation à la diversité pour tous les enfants et les jeunes du pays. Mais aussi, dans ses propres domaines de compétence, en invitant par exemple le Musée Royal de l’Afrique centrale à développer ses atouts pour devenir un haut lieu de l’éducation à la diversité culturelle de l’humanité et à la lutte contre les racismes. L’histoire coloniale du pays, dont ce Musée est l’héritage, ne doit ni être occultée, ni édulcorée, mais au contraire enseignée sans complaisance, notamment en ce qui concerne les violences à l’encontre des populations du Congo, qui furent légitimées par le racisme qui accompagne toute entreprise coloniale. Les dernières émeutes urbaines à Matongé, à cet égard, doivent _aussi_ nous donner matière à réfléchir sérieusement sur la question des repères historiques et identitaires, et sur le devoir de mémoire qui les sous-tend.

2.- LE GOUVERNEMENT ANNONCE QU’IL « COMBATTRA TOUTE FORME D’EXTRéMISME POLITIQUE ET RELIGIEUX (…) », ET QU’IL « FERA UNE PRIORITé DE LA LUTTE CONTRE TOUTE FORME DE RACISME ET DE XéNOPHOBIE, D’ANTISéMITISME, D’INTOLéRANCE, D’EXTRéMISME, DE NéGATIONNISME ET DE VIOLENCE ».

Nous nous réjouissons que chacun de ces éléments se retrouvent dans votre projet de gouvernement. Toutefois, dès lors que cette liste semble exhaustive, nous nous inquiétons qu’il n’y soit pas fait mention expressément de la lutte contre les replis identitaires. « Nous » et « eux », « eux » contre « nous » : racismes et replis identitaires se nourrissent pourtant toujours mutuellement. Lutter contre l’un sans apporter la même attention à l’autre, nous semble donc voué à alimenter ce que l’on entend combattre.

Encore récemment, le meurtre de la jeune Sadia nous a montré combien les replis traditionalistes, même quand l’extrémisme religieux n”est pas directement en cause, peuvent non seulement être criminogènes, mais vont globalement à l”encontre de la liberté individuelle et de la construction d”une société ouverte où règne le vivre-ensemble dans la diversité. Pour SOS RacismeS, chacun d’entre nous est traversé par des identités multiples (genre, origines culturelles diverses, orientation sexuelle, affinités religieuse, philosophique, politique, etc.) et nous avons, toutes et tous, le droit d’être reconnus comme tels, tout comme nous devrions pouvoir être protégés de toute tentative d’assignation ou d’intégrisme de l’une ou l’autre d’entre elles. C’est pourquoi nous invitons le Gouvernement à soutenir et stimuler l’épanouissement de la diversité inter- et intra-individuelle, notamment au moyen des actions de médiation interculturelle et de soutien spécifique aux jeunes qui sont soumis à des conflits de double – ou multiples – allégeances identitaires (culture de l’un et/ou de l’autre parents, culture du milieu scolaire, etc.).

3.- NOUS RESTONS INSATISFAITS FACE AUX EFFORTS QUE VOUS ENTENDEZ MENER POUR ACCROîTRE LA DIVERSITé AU SEIN DE LA FONCTION PUBLIQUE, EN Y éTENDANT L’USAGE DE CV ANONYMES (POUR LA PREMIèRE PHASE DE SéLECTION) ET EN RééVALUANT LE LABEL FéDéRAL EGALITé-DIVERSITé.

Il conviendrait de se montrer plus ambitieux dès lors que l’on cherche à rompre de tels mécanismes de reproduction des inégalités. La lutte contre les discriminations, caractérisées ici par une trop faible représentation des personnes « d’origine étrangère » dans la fonction publique, ne peut aboutir sans mesure contraignante. Il a déjà été démontré que, faute de contrainte, les plans de diversité développés çà et là n’ont jusqu’ici pas eu d’impacts significatifs sur les groupes cibles. Qu’il s’agisse de la personne handicapée (pour lesquels l’objectif de 3% d’emplois dans la fonction publique n’a jamais été atteint), des femmes (en particulier dans les postes décisionnels), ou des personnes marquées par une origine non européenne, aucun plan ne fonctionne sans instrument de mesures, de contrôle et de sanction éventuelle. Des actions aussi limitées que l’usage de CV anonymes durant la première phase de sélection, ne pourront à elles seules contrecarrer l’ensemble des filtres et autres « plafonds de verre » qui bloquent l’accès de certaines populations aux emplois les mieux rémunérés. A cet égard, nous regrettons que vous sembliez ignorer les recommandations du Centre pour l’Egalité des Chances [1] relatives à deux mesures qui nous jugeons indispensables à la réalisation effective d’une politique de diversité : d’une part, l’aboutissement du « monitoring socio-économique » destiné à identifier précisément l’évolution de la position des personnes « d’origine étrangère » dans le marché du travail et, d’autre part, l’adoption des Arrêtés d’exécution (relatifs à loi antidiscrimination) visant à encadrer légalement l’usage des actions positives.

4.- ON PEUT SE RéJOUIR QUE L’INSTITUT POUR L’EGALITé DES FEMMES ET DES HOMMES ET LE CENTRE POUR L’EGALITé DES CHANCES SOIENT ENFIN TOUT DEUX AMENéS à DEVENIR DES ORGANES INTERFéDéRAUX,

afin d’étendre leurs champs de compétences au sein de toutes les entités fédérées. Toutefois, à la veille de ce changement, nous invitons le Gouvernement à réfléchir sur l”opportunité de maintenir deux organes distincts, l’un pour les questions de genre et l”autre pour (presque) tous les autres critères de discrimination (origine, âge, handicap, orientation sexuelle, etc.). Une approche moderne de la lutte contre les discriminations ne peut se comprendre sur un mode ainsi cloisonné qui, comble du paradoxe, induit l”idée que les différents groupes à risque ne seraient pas tout à fait égaux entre eux face aux politiques de diversité ! Pourtant l’approche morcelée, que vous reproduisez telle quelle dans votre politique gouvernementale, est aujourd’hui décriée par la communauté scientifique et un large courant féministe (Hankivsky, 2005). L’intégration systématique de la dimension du genre dans les politiques publiques, que l’on nomme le « _gender mainstreaming_ », est considérée aujourd’hui comme étant une politique limitée et imparfaite qui gagnerait à être remplacée par une stratégie plus vaste qui intègre l’ensemble des critères de diversité : le « _diversity mainstreaming ». _C’est pourquoi SOS RacismeS se réclame de cette approche globale et intégrée de la lutte contre toutes les discriminations et tous les racismes. Nous invitons dès lors le Gouvernement à également prendre toutes ses distances avec cette tendance à la « balkanisation » de la lutte contre les discriminations qui consiste, par exemple, à combattre « le » racisme tout en ignorant l’égalité des genres, ou encore à soutenir une communauté particulière tout en délaissant d’autres, et à ainsi entretenir une insidieuse concurrence entre les victimes.

5.- ENFIN, VOUS COMPRENDREZ QUE DANS CETTE MêME LOGIQUE, NOUS SOMMES PARTICULIèREMENT AFFECTéS PAR LA BANALISATION DU RACISME INTER-COMMUNAUTAIRE « BELGO-BELGE ».

S’il est indéniablement légitime qu’une région, caractérisée par une langue minoritaire à l’échelle européenne adopte des politiques de protection et de promotion de son patrimoine linguistique, nous réclamons en revanche que tout fait discriminatoire relatif à cette identité, à l’usage ou non de sa langue, ainsi que toutes formes d’hostilité à l’encontre du Francophone ou du Néerlandophone, soient combattus avec la stricte et même sévérité que tous les autres racismes et discriminations. Pour SOS RacismeS, le déplacement du « centre de gravité » de la Belgique vers ses Régions et Communautés doit inviter l’Etat fédéral à se vêtir d’une mission essentielle : la sauvegarde de la cohésion inter-communautaire. La meilleure devise de cette nouvelle Belgique pourrait justement être : « _L’UNITé DANS LA DIVERSITé !_ ».

Dans l’espoir que ces cinq éléments d’analyse recevront une attention constructive et bienveillante de la part de votre Gouvernement, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments les plus distingués.

Pour SOS-RacismeS,
MOHCINE BAYNA, MALAMINE FADIABA, DIDIER DE LAVELEYE, INNOCENT HIGIRO, LUC MALGHEM, ABOBACAR NDAW, ERDEM RESNE, NAJWA SAOUDI, EMILIE VAN LAER, JEAN WANTIEZ.

SOS-RACISMES ASBL,
contact@sos-racismes.be [2]
www.sos-racismes.be [3]

[1] Voir le texte sur www.premier.be [4]. En ce qui concerne le chapitre « Réforme de l’asile et l’immigration », nous renvoyons le Gouvernement à l’analyse de la Ligue des droits de l”Homme, à laquelle nous adhérons pleinement (www.liguedh.be [5]).

Links:
[1] http://www.diversite.be/?action=publicatie_detail&id=134&thema=2[2] mailto: contact@sos-racismes.be
[3] http://www.sos-racismes.be
[4] http://premier.be/files/20111206/Accord_de_Gouvernement_1er_decembre_2011.pdf[5] http://www.liguedh.be/
_____________________________________________
SOS-RacismeS-gdf mailing list
SOS-RacismeS-gdf@lists.allmansland.net
http://lists.allmansland.net/cgi-bin/mailman/listinfo/sos-racismes-gdf

Les instances musulmanes Belges définitivement sous le contrôle des Etats étrangers

17 janvier 2012

Communiqué de presse de lADMB u 15 janvier 2012
« Les instances musulmanes Belges définitivement sous le contrôle des Etats étrangers »

Deux jours à peine après un rapport de la Sûreté d’Etat belge dénonçant les menaces de prise de contrôle de l’Exécutif des Musulmans de Belgique par des nervis à la solde d’Etats étrangers, l’éviction frauduleuse des seuls réformateurs hors de cet organe par une assemblée générale frauduleuse ce vendredi 13 janvier vient confirmer brillamment l’analyse de la Sûreté. L’EMB n’est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d’origine sur ceux des Belges musulmans.

L’actuel Exécutif des Musulmans de Belgique, réduit aux 4 membres de la présidence depuis le 1er avril 2011, faute d’accord interne sur la table du Ministre de la Justice sur le dossier de renouvellement de l’institution, se trouvait à nouveau au terme de son dernier mandat, le 31 décembre 2011.

L’EMB actuel, n’ayant plus de légitimité, n’a pu que succomber à une mascarade pour parer à cette impasse, en provoquant un vote irrégulier durant l’Assemblée Générale du vendredi 13 janvier réunissant la poignée de membres survivants de l’Organe Représentatif du Culte Islamique de Belgique. A l’encontre de l’ordre du jour prévu et faisant fi du règlement d’ordre intérieur de l’Exécutif (Art. 48), démonstration claire du peu de cas qu’ils font de la démocratie, ils ont ainsi orchestré l’exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s’inscrire dans la lignée de l’Islam des ambassades (Isabelle PRAILE, vice-présidente de l’EMB, Mohamed FATHA-ALLH et Zehra GÜNAYDIN, membres de l’EMB).

Sur 44 membres élus de l’Assemblée Générale, 11 membres seulement étaient présents les poches pleines de procurations dont l’authenticité peut sérieusement être mise en doute. Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique.

Ce coup de force est intervenu dans un contexte où un projet de renouvellement de l’Exécutif des Musulmans de Belgique a du mal à convaincre le SPF justice car il n’incarne en rien la diversité des courants et des sensibilités religieuses présents dans la société belge. L’équipe qui dirige actuellement l’EMB est téléguidée par les puissances étrangères pour imposer un agenda d’islamisation des populations musulmanes à la solde de Rabat et d’Ankara. Les conséquences directes de ces velléités seront la mise en péril de la cohésion sociale et de la cohabitation pacifique des différentes communautés par une gestion du temporel du culte arbitraire et totalitariste, ouvrant la voie au radicalisme pointé du doigt dernièrement par le rapport officiel de la Sureté de l’Etat.

Dans ce contexte, l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique rappelle que l’assemblée générale ne jouit d’aucune reconnaissance légale ainsi que l’EMB qui en émane et que le mandat de celui-ci est réduit à la simple gestion des affaires courantes.

L’ADMB dénonce donc ce complot contre les rénovateurs de l’EMB et met en garde les autorités politiques et les citoyens belges contre de tels agissements qui bafouent les règles les plus élémentaires de droit.

L’ADMB ne reconnaît évidemment pas la légalité de ces décisions. Les membres « exclus » de l’EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces 3 membres envisagent tous les recours judiciaires pour mettre fin à ce véritable putsch, rétablir le droit et continuer à faire valoir les aspirations légitimes des Belges musulmans.

Contacts :
Karim GEIRNAERT : geirnaertk@hotmail.com : 0486/331454
Isabelle PRAILE : isasoum@hotmail.com : 0486/966114

L’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB) est une plate-forme qui regroupe les forces vives de toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique sans distinction d’ethnie, de genre, ni d’écoles juridiques… L’ADMB a pour vocation de promouvoir un Organe Chef de Culte des Musulmans de Belgique représentatif, démocratique et indépendant de toute forme d’ingérence.

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“Les instances musulmanes belges sous le contrôle d””””””””””””””””””””””””””””””””Etats étrangers”

“Les instances musulmanes belges sont définitivement sous le contrôle des Etats étrangers. L””””””””””””””””””””””””””””””””Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) n””””””””””””””””””””””””””””””””est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d””””””””””””””””””””””””””””””””origine sur ceux des Belges musulmans”, estime dimanche l””””””””””””””””””””””””””””””””Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), une plate-forme regroupant des forces vives de “toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique”.

Vendredi, lors de l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB, le mandat de Semsettin Ugurlu a été prolongé en tant que président de l””””””””””””””””””””””””””””””””Exécutif des Musulmans de Belgique. Les mandats des huit autres membres composant l””””””””””””””””””””””””””””””””exécutif ont également été renouvelés.

Toutefois, l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale a émis un vote de défiance visant ses membres “rénovateurs”. Les trois membres de l””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB ont été exclus.

Selon l””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB, l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale a “orchestré l””””””””””””””””””””””””””””””””exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s””””””””””””””””””””””””””””””””inscrire dans la lignée de l””””””””””””””””””””””””””””””””Islam des ambassades (Isabelle Praile, vice-présidente de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB, Mohamed Fatha-Allh et Zehra Günaydin, membres de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB)”.

Onze membres de l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale sur 44 étaient seulement présents. “Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l””””””””””””””””””””””””””””””””encontre des membres rénovateurs, tous militants de l””””””””””””””””””””””””””””””””Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique”, dénonce l””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB.

L””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB ne reconnaît pas la légalité de ces décisions. Les membres exclus de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces trois membres envisagent tous les recours judiciaires. (belga)
15/01/12 21h40 - Source 7/7

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Un Exécutif de nouveau contesté
Christian Laporte
Mis en ligne le 16/01/2012

Turtelboom devra – enfin – trancher dans la guerre des courants musulmans.

L’imbroglio récurrent à l’Exécutif des musulmans de Belgique avait eu raison de l’ex-ministre des Cultes, Stefaan De Clerck (CD&V). Il avait argué que le gouvernement en affaires courantes ne lui permettait pas d’intervenir dans ses dysfonctionnements à répétition. Son successeur Annemie Turtelboom (Open VLD) devra faire montre de plus de fermeté et trancher dans la guérilla récurrente entre une majorité que l’on dit proche des milieux diplomatiques turcs et marocains et une minorité soucieuse de jeter les bases d’un véritable islam belge où les femmes auraient aussi leur place. La ministre bleue va même devoir agir très vite : réunie vendredi soir, l’assemblée de l’Exécutif a donné lieu à un nouveau coup de théâtre. Avec seulement 11 membres en séance, la majorité en place en a profité pour débarquer l’autre courant tout en prolongeant le mandat de l’équipe exécutive. Dans un communiqué, l’Exécutif annonce assurer la continuité de la gestion jusqu’à la mise en place d’une nouvelle équipe.

Conséquence: Semsettin Ugurlu continuera à assumer la présidence de l’Exécutif avec de nouveaux vice-présidents qui ont noms Mohamed Achaïbi (NL) et et Mehmet Ustün (F). C’est la version majoritaire car la minorité, entendez: l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique exclue de l’Exécutif précise elle qu’il s’agissait d’un vote d’exclusion de la direction de l’EMB des rénovateurs qui demandent “une plus grande représentation des femmes mais aussi des courants islamiques minoritaires contre l’islam des ambassades”. Disparaissent donc de l’Exécutif la vice-présidente francophone Isabelle Soumaya-Praile ainsi que Zehra Gunaydin et Mohamed Fatha-Allah. Le vote de vendredi soir aurait dû être reporté vu qu’il n’y avait que treize membres de l’assemblée générale sur les 44 élus mais un grand nombre de procurations ont fait pencher la balance vers la majorité. “L’éviction des trois membres actifs de l’Association démocratique des musulmans de Belgique (ADMB) n’était pas prévue à l’ordre du jour”, précise Isabelle Praile, qui constate l’irrégularité de la procédure et demande l’arbitrage de la ministre des cultes. L’ADMB annonce qu’il poursuivra sa lutte “pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique”.
Source : La Libre Belgique

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Les instances musulmanes belges sous le contrôle d’Etats étrangers Immigration , Ian 162012

« Les instances musulmanes belges sont définitivement sous le contrôle des Etats étrangers. L’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) n’est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d’origine sur ceux des Belges musulmans », estime dimanche l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), une plate-forme regroupant des forces vives de « toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique ».

Vendredi, lors de l’assemblée générale de l’EMB, le mandat de Semsettin Ugurlu a été prolongé en tant que président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique. Les mandats des huit autres membres composant l’exécutif ont également été renouvelés.

Toutefois, l’assemblée générale a émis un vote de défiance visant ses membres « rénovateurs ». Les trois membres de l’ADMB ont été exclus.

Selon l’ADMB, l’assemblée générale a « orchestré l’exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s’inscrire dans la lignée de l’Islam des ambassades (Isabelle Praile, vice-présidente de l’EMB, Mohamed Fatha-Allh et Zehra Günaydin, membres de l’EMB) ».

Onze membres de l’assemblée générale sur 44 étaient seulement présents. « Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique », dénonce l’ADMB.

L’ADMB ne reconnaît pas la légalité de ces décisions. Les membres exclus de l’EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces trois membres envisagent tous les recours judiciaires.

Source : Sami Aldeeb

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Belgique : Le Maroc et la Turquie accusés de menacer la cohésion des musulmans

Après leurs frères d’Espagne et de France, c’est autour des musulmans de Belgique de faire les frais de l’ingérence des « Etats étrangers » dans leur pratique religieuse. L””””””””””””””””””””””””””””””””Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), dont trois membres ont été exclus de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB), l’instance suprême du culte musulman, accuse le Maroc et la Turquie de menacer la cohésion des musulmans du royaume d’Albert II.

« L’équipe qui dirige actuellement l’EMB est téléguidée par les puissances étrangères pour imposer un agenda d’islamisation des populations musulmanes à la solde de Rabat et d’Ankara ». Telle est le point de vue de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), auteure d’un communiqué incendiaire sur le déroulement des opérations de renouvellement de certaines instances de l’EMB, le vendredi 13 janvier dernier.

Après l’élection des membres du bureau de l’Exécutif, une motion de défiance a été votée « à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique ». Selon l’association, « ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique », contrairement aux « membres proches des ambassades ».

Ce qui fait ainsi dire à l’ADMB que « les instances musulmanes Belges [sont] définitivement sous le contrôle des Etats étrangers ». L’association qui compte saisir la justice après « ce coup de force », attire l’attention sur « les conséquences directes de ces velléités », à savoir « la mise en péril de la cohésion sociale » et de « la cohabitation pacifique des différentes communautés par une gestion du temporel du culte arbitraire et totalitariste ». Un rapport de la Services de sécurité paru quelques jours plus tôt, abonde dans de le même sens.

En tout cas, au sein de l’EMB, l’interlocuteur officiel entre la communauté musulmane et les autorités publiques, on peine à s’attendre. L’instance est paralysée depuis 2008 en raison des bisbilles entre « réformateurs » et représentants de grandes fédérations islamiques « soupçonnées d’être à la botte des autorités diplomatiques du Maroc et de la Turquie ». L’impasse a même poussé les autorités publiques à suspendre le mandat de l’EMB. L’arrêt des subventions dès ce janvier avait également été décidé, histoire de mettre la pression sur les belligérants et faire taire les querelles internes. Peine perdue. Car avec ce tout dernier scandale survenu vendredi, l’EMB semble beaucoup plus proche de l’éclatement que de la cohésion.

Source : Yabiladi

La fin de l’Exécutif des Musulmans de Belgique

« Coup de théâtre à l’Exécutif des Musulmans ». Sous ce titre Le Soir annonce que l’AG de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB), l’institution chargée de gérer chez nous le temporel du culte islamique, a procédé vendredi soir (13 janvier) à un vote de défiance visant ses membres « rénovateurs ». La nouvelle, tombée quelques jours après l’annonce que le rapport de la Sûreté de l’Etat met en garde contre la progression du radicalisme islamiste, crée un certain émoi. Dans l’éviction des femmes et des membres de l’Alternative démocratique des musulmans de Belgique, on voit la confirmation du diagnostic de la Sûreté et on croit distinguer une reprise en main de la représentation de l’islam dans notre pays par le Diyanet turc et les services consulaires du Maroc…

Il est important de contextualiser cet événement pour en relativiser la portée. Cette dernière est en effet minimale, pour ne pas dire nulle, pour la simple raison que l’Exécutif des Musulmans n’est plus actuellement reconnu comme organe représentatif du culte islamique dans notre pays. Et ce, depuis le 31 mars dernier. L’Exécutif, miné par des dissensions internes, et fragilisé par une représentativité contestée, avait été chargé de présenter aux autorités une proposition relative à un nouveau mode d’organisation de la représentation de l’islam dans notre pays. Sans surprise, il n’est pas parvenu à un consensus et le mandat temporaire des membres de l’Exécutif qui prenait pris fin le 31 mars 2011, n’a pas été renouvelé. Devant la nécessité d’assurer la gestion des affaires courantes, et seulement ces dernières, l’arrêté royal du 28 août 2011 a confié cette tâche aux président et vice-présidents de l’Exécutif sortant : Mohamed ADAHCHOUR, Isabelle PRAILE, Semsettin UGURLU et Mehmet ÜSTÜN. Mais, la validité de l’arrêté expirait au 31 décembre 2011, et il n’a pas été renouvelé. Il n’y a donc aujourd’hui plus d’instance officiellement reconnue comme représentative du culte islamique dont on puisse démettre ou nommer les membres.

D’autre part, et on touche là à un problème structurel de l’organisation de l’EMB, l’Assemblée des Musulmans de Belgique n’a jamais eu le pouvoir de démettre les membres de l’Exécutif, ce qu’elle a cependant essayé de faire à différentes reprises, déjà sous le premier Exécutif (janvier 2001). En réalité, le système avait prévu pour seul rôle de l’Assemblée celui de proposer au Ministre de la Justice les candidats membres de l’Exécutif, qui, une fois nommés par le Roi, seraient inamovibles jusqu’à la prochaine élection. Ce système d’élection à deux degrés avait été prévu pour qu’un filtre vienne assurer la représentation des diverses tendances du monde musulman belge – et des femmes- au sein de l’Exécutif, mais aussi pour permettre à la Sûreté de l’Etat de vérifier les noms des candidats avant leur nomination à l’Exécutif… Cette dévalorisation du principe du suffrage universel n’est en soi pas choquante s’agissant de la constitution d’un organe chef de culte : rappelons qu’aucun organe chef de culte reconnu en Belgique n’est constitué au suffrage universel des fidèles. En revanche, il était normal et prévisible que l’Assemblée rassemblant les élus de la communauté musulmane de Belgique ne se contenterait pas de présenter les candidats à l’Exécutif, et déciderait logiquement que, sur le modèle parlementaire, elle deviendrait l’assemblée devant laquelle l’Exécutif devrait rendre des comptes. Ne pas avoir prévu ce développement est incroyable dans le chef des promoteurs de l’organisation des élections pour la représentation du culte islamique. Reste que sur le plan juridique, les décisions de l’Assemblée des Musulmans de Belgique sont sans effet.

Bref, si le vote de l’Assemblée intervenu la semaine dernière est sans portée, il a au moins le mérite de remettre l’éclairage sur le blocage de l’organe représentatif du culte islamique et de rappeler à tous, au premier rang desquels la ministre en charge Annemie Turtelboom, qu’il va falloir trouver une solution sans tarder.

Source : Politique.eu

Exécutif musulman en Belgique : le blocage

D’aucuns avaient imaginé que la nouvelle ministre des Cultes, Annemie Turtelboom (Open VLD) allait vite trouver une solution aux inextricables dysfonctionnements de l’Exécutif des Musulmans après le “surplace” permanent de Stefaan De Clerck. C’est raté ! Interpellée jeudi au Sénat par Richard Miller (MR), la ministre a bien dû avouer qu’elle ne pouvait, dans l’état actuel du dossier, rien faire de plus que son prédécesseur. Annemie Turtelboom, comme De Clerck hier, a certes expliqué que des contacts étaient en cours entre son administration et la direction de l’EMB à propos des propositions soumises par ce dernier pour sortir de l’imbroglio mais elle s’est dit impuissante face aux putsches à répétition qui traversent l’exécutif de l’Organe chef de culte de l’islam en Belgique. C’est qu’une intervention de sa part serait considérée comme une immixtion dans le fonctionnement d’un culte reconnu. La ministre n’ignore plus rien du nouveau rebondissement ayant à la fois été informée par la majorité et par son président Semsettin Ugurlu et par la minorité réunie au sein de l’Alternative démocratique des musulmans de Belgique autour d’Isabelle Praile-Soumaya, vice-présidente évincée vendredi dernier. Ne cachant pas sa bonne volonté, Mme Turtelboom veut aussi un vrai dialogue entre les parties en cause.

Richard Miller n’a pu cacher son trouble car “cet Exécutif, qu’on le veuille ou non, est désormais un rouage important du fonctionnement de la société belge qui sur quelque onze millions d’habitants ne compte pas moins de 600 000 personnes, réparties en 295 communautés, de confession musulmane” . Déjà “le fait de n’avoir pas pris de décision pour résoudre ses difficultés a eu pour conséquence de réduire les moyens de fonctionnement de l’Exécutif” . Or pour Miller “il faut savoir ce que l’on veut : si le législateur a confié des missions importantes à cet Exécutif, il doit pouvoir fonctionner convenablement dans le respect de la législation belge et en visant l’efficacité. Mais il faut aussi le préserver de toute dépendance, financière ou autre, d’influences extérieures, si celles-ci sont attentatoires à la sécurité publique”. Le sénateur montois attend donc “une attitude ferme et juste à l’instar sans nul doute des citoyens belges de confession musulmane” .

20/01/2012, Christian Laporte
Source : Lalibre.be

Le MRAX …

27 décembre 2011

L””ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS du MRAX FRONT SYNDICAL SETCA – CENE
Rue de la Poste, 37 - 1210 BRXELLES
COMMUNIQUE DE PRESSE

GREVE SPONTANNEE AU MRAXLundi 26 Décembre 2011 à partir de 9 h
NON aux membres du CA.
C””est Radouane BOUHLAL qui doit partir du MRAX et non Mohamed MESSAOUDI.

La crise au sein du MRAX a atteint un point de pourrissement tel que nous, travailleurs, n’avons plus d””autres moyens que la grève pour nous opposer aux magouilles orchestrées par notre directeur avec la couverture d’un Conseil d’Administration totalement sous sa coupe depuis que la dernière personne visiblement critique, Mireille ROBERT, a elle aussi été poussée à la démission.

Plutôt que de mettre enfin hors d’état de nuire l’homme qui, depuis plus de sept ans, n’en finit pas d’instrumentaliser, de ridiculiser et de détruire notre association, le Conseil d’Administration du MRAX vient en effet de mettre fin au contrat de notre collègue animateur Mohamed MESSAOUDI pour semble-t-il caser coûte que coûte Delphine HEIN-DONNARD (la femme d””Ahmed MOUHSSIN député ECOLO) dont le poste serait en voie de suppression suite à des irrégularités. Absent de son poste depuis plus de trois mois, le Directeur, Radouane BOUHLAL, refusait pourtant de donner à Mohamed le moindre travail en lui interdisant tout contact professionnel et relationnel avec ses autres collègues.

Comment un directeur se déclarant malade, à la mutualité et étant en ce moment au Maroc (hors du territoire national) peut-il proposer au CA de mettre fin au contrat d””un travailleur ? Non Mesdames, Messieurs du CA, c””est Radouane BOUHLAL qui doit partir!

Mohamed, est un travailleurs motivé, qui avait besoin d””être encadré et ceux qui l””on engagé le savait très bien. Le directeur qui n””avait aucune volonté de l””encadrer de et de lui donner du travail, lui reproche et exige son départ maintenant. Le droit de travailleur doit être préservé car tous les collèges travailleurs y compris le responsable des ressources humaines ont pu témoigner de ses qualités et ont plusieurs fois sollicité le directeur qui est resté sourd aux appels successifs.

Depuis l’élection de Radouane BOUHLAL comme Président du MRAX en 2004, puis son auto-engagement (!) comme Directeur en 2011, 29 employés ont été licenciés ou contraints de démissionner. Vous avez bien lu: vingt-neuf! Un turn-over hallucinant qui se passe de commentaire pour une association qui n’emploie aujourd’hui plus que huit temps-pleins(cinq postes ayant déjà été perdus suite à la gestion calamiteuse de l’association).

Nous tenons, par ailleurs, à informer la presse des menaces de plainte que le Directeur vient d’adresser à notre délégué SETCA, Malamine FADIABA, et à l””ex-administratrice Mireille T-ROBERT, ainsi que du licenciement d’un 30ème travailleur, notre juriste chargé des plaintes, Kalvin SOIRESSE fixé pour début février par le directeur.

L””AG des travailleurs MRAX lance un appel à ACTIRIS et à la Communauté Française pour qu’enfin, on arrête l””aventure d””un homme qui,inévitablement conscient de sa chute prochaine, a décidé de toute évidence de pratiquer la politique de la terre brulée et de jouer la carte du je-m’en-foutisme le plus total (par exemple en se mettant sous certificat médical et en allant passer des semaines au Maroc).

L””AG des travailleurs lance un appel de soutien aux Ministres,Parlementaires, à la Presse, et à tous les citoyens, pour qu’ils sauvent du naufrage annoncé les derniers travailleurs du MRAX.

Obligés une fois de plus de recourir à la grève pour nous faire entendre,nous annonçons donc un arrêt de travail ce Lundi 26 Décembre 2011 à partir de 9 h.

Vu le caractère gravissime de la situation, la présence de la presse est vivement souhaitée.

Fait à Saint-Josse Ten-Nood ce 24 Décembre 2011

Contact du porte parole des travailleurs :
Malamine FADIABA: Tel 0494 92 25 17

Démission, licenciement et grève au MRAXGrève spontanée des travailleurs du MRAX ce lundi 26 décembre à 9h00 (image : TéléBruxelles)
Un article de Mehmet Koksal

La tension sociale n’arrête plus de s’aggraver de jour en jour au sein du MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie). Jeudi 22 décembre, l’administratrice rebelle Mireille TSHEUSI-ROBERT officialisait sa démission du Conseil d’administration du mouvement antiraciste en invoquant « la mauvaise gestion et l’instrumentalisation des victimes du racisme ou des communautés » ainsi que « les ambitions personnelles et politiques démesurées » de l’actuel directeur Radouane BOUHLAL.

Lire la suite : http://parlemento.com/2011/12/25/demission-licenciement-et-greve-au-mrax/

Menace de grève de la faim au MRAX
Rédaction en ligne
lundi 26 décembre 2011, 11:49

Six travailleurs sur huit du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (Mrax) mènent ce lundi une grève spontanée à la suite du licenciement d’un des travailleurs. Ses collègues réclament sa réintégration et la démission du directeur, Radouane Bouhlal. S’ils ne sont pas entendus, les travailleurs menacent de mener d’autres actions, dont une grève de la faim.

Ayant appris le licenciement vendredi d’un des travailleurs, portant à 29 le nombre de licenciements depuis 2004, date de l’entrée en fonction comme président de Radouane Bouhlal, les travailleurs, réunis dimanche en assemblée du personnel, ont dénoncé cette décision qu’ils ont qualifié de « grave, arbitraire et injuste ». Ils réclament la réintégration de leur collègue, mais également la démission de Radouane Bouhlal, qui est devenu directeur en 2011.

Les travailleurs dénoncent depuis plusieurs mois la gestion et l’instrumentalisation de la direction, qui ne veut pas les rencontrer, d’après la porte-parole du front commun syndical SETCa-CNE, Malamine Fadiaba. Ils demandent également le payement des primes des accords non marchands et des primes de fin d’année.

Les travailleurs du Mrax avaient mené une grève « d’avertissement » le 20 décembre et une administratrice, Mireille Robert, qui avait dénoncé la gestion du mouvement, a démissionné jeudi de ses fonctions. Malamine Fadiaba, qui dénonce les menaces de plainte dont il fait l’objet, souligne que si les travailleurs ne sont pas entendus, ils sont prêts à mener d’autres actions, dont une grève de la faim, voire une expulsion et une séquestration. Les travailleurs procéderont mardi matin à une évaluation du mouvement.

(Belga)

Le Conseil d’administration dit STOP aux mensonges et à l’acharnement !

Communiqué de presse du 26 décembre 2011

Ce jour même, une partie (et non la totalité !) des travailleurs font grève.

Le Conseil d’administration (CA) tient à exprimer sa plus vive désapprobation devant les procédés utilisés (les excès, mensonges et insultes).

Pour celles et ceux qui essaient de comprendre l’objet de la tension, il faut se rappeler que le MRAX existe depuis près de 60 ans et que la culture de travail était l’autogestion : les travailleurs étaient « leur propre maître ». Depuis plusieurs années, les instances dirigeantes du MRAX entendent tourner la page de l’autogestion des « Travailleurs-Rois » pour engager notre Mouvement dans la voie de la professionnalisation (respect des délais et des échéances, évaluation du travail, etc.).

L’équipe actuelle (CA et Direction) est unie dans cet objectif, et est et restera déterminée en ce sens.

Plutôt que d’accepter la remise en question dans l’intérêt de l’organisation, quelques travailleurs, menés de manière irresponsable par leurs délégués syndicaux, ont choisi la rupture du dialogue social engagé il ya quelques mois, et l’acharnement contre le Directeur et certains travailleurs qui ne les suivent pas. Drôle de conception du travail syndical que celle de s’attaquer personnellement contre certains travailleurs non-grévistes.

L’harcèlement contre le Directeur, dont tout le monde a pu se rendre compte de l’acharnement particulier exercé à son encontre, a été d’une force telle que sa santé en a pris un coup : il est intéressant de constater que bien qu’en incapacité de travail depuis deux mois, les attaques personnelles à son encontre, continuent. Cela a atteint un niveau tel que le Directeur vient de porter plainte pour faits de harcèlement contre les deux moteurs de ces faits :
- Mireille ROBERT, une administratrice qui, la semaine dernière où elle a appris l’introduction de cette plainte, a lâchement démissionné du CA ;
- Malamine FADIABA, l’actuel travailleur qui se déchaîne sans commune mesure.
Fait exceptionnel : l’employeur lui-même soutient ces plaintes de harcèlement. En effet, le CA, réuni le jeudi 22 décembre dernier, a vérifié tous ces faits de harcèlement et témoignera en ce sens devant les autorités compétentes.

Aujourd’hui, puisque le dialogue est rompu et que les attaques sont d’une telle violence, le CA entend prendre ses responsabilités avec force : le CA engagera devant la justice toutes les poursuites utiles à l’encontre des responsables des diffamations et calomnies portées contre les travailleurs non-grévistes, la Direction et le CA.

Le CA souhaite également souligner qu’il ne se laissera pas intimidé, et continuera à exercer pleinement ses prérogatives. La fin de la collaboration avec le travailleur Mohamed MESSAOUDI - prétexte sur lequel la grève de ce jour fut enclenchée - en est la meilleure illustration : cet animateur engagé il ya moins de six mois, n’a pas donné satisfaction. Après une évaluation, le CA a cessé sa clause d’essai. Quoi de plus normal dans un lieu professionnel. Sauf que certains travailleurs, toujours animés par l’esprit d’autogestion, estiment avoir le droit de décider qui doit être licencié ou pas. Le CA ne reviendra pas sur sa décision, et entend bien demeurer dans ses prérogatives d’employeur.

Enfin, le CA adresse un message à la presse : il est important que la presse vérifie les faits allégués et recoupe les informations. Sinon elle devient l’instrument de manipulation : ce qui n’est pas sa vocation.

Contacts :
- Placide KALISA, Président, drplacidek@gmail.com – 0473.42.96.00.
- Tommy BUI, Trésorier, mrax.presse@gmail.com – 0470.19.17.88.

MRAX : Une grève sauvage avant la grève de la fin ?
Un reportage de Mehmet Koksal

Ce lundi (26/01/2011) à 9h02, Malamine FADIABA (délégué syndical SETCa au MRAX) et Nurten KOSOVA (assistante sociale au MRAX) fixent une corde jaune pour barrer l’entrée du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX). Ensemble avec les autres travailleurs, ils ont décidé d’organiser ce lundi matin une grève sauvage pour condamner le « licenciement » (non reconduction du contrat) du jeune animateur Mohamed MESSAOUDI, réclamer les primes de fin d’année des travailleurs ainsi que les primes pour travailleurs découlant des accords non marchands mais que la direction refuse de libérer.
« C’est bien que tu sois là Mehmet, j’ai aussi eu un appel de Télé Bruxelles qui m’a précisé qu’une équipe était en route pour couvrir l’événement. On a de plus en plus du mal à faire venir la presse pour couvrir un conflit social« , précise M. Fadiaba en passant une chaîne en fer autour de son cou pour marquer dit-il symboliquement la violence exercée par la direction à l’égard des travailleurs du mouvement antiraciste.

Lire la suite :
http://parlemento.com/2011/12/27/mrax-une-greve-sauvage-avant-la-greve-de-la-fin/

Du compromis à la compromission… ou le politiquement bio selon Ecolo

27 décembre 2011

Quand on termine la lecture du texte qu”Ecolo à envoyé à “Le Vif” (n°50) (en réponse à un dossier paru le 2/12/20011 “Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur”) on se dit que “Indignez-vous!” de Stéphane Hessel ne fait probablement pas partie des livres de chevet des dirigeants de ce parti.

Triste découverte pour tous les progressistes qui ont des sympathies pour eux.

Dans ce texte, Ecolo expose ses positions officielles concernant le régime israélien.
Il déclare notamment : “Ecolo ne prône pas le boycott d”Israël et n”assimile pas l”Etat juif à un régime d”apartheid”, ajoutant que “Ecolo ne se définit pas par rapport au sionisme ou à l”antisionisme, mais par rapport à un droit international et à une légalité internationale”

Concernant la campagne BDS, Ecolo accepte seulement un “boycott ciblé” limité aux produits issus des colonies : “Ecolo estime qu”un boycott indiscriminé de l”Etat d”Israël en tant que tel n”est ni légal ni politiquement constructif et qu”il serait incohérent d”imposer à Israël des sanctions collectives auxquelles cet Etat a lui-même recours dans les territoires occupés”

Pas de panique! Ecolo n”est pas encore inféodé au régime israélien… même si son obsession du consensus mou l”amène à d”étranges attitudes et que ses déclarations pour le moins ambigües valent bien une petite analyse!

Tout d”abord, en préambule, Ecolo semble oublier qu”il n”y a pas d’Etat juif (théocratique!).
Cette acception est actuellement rejetée par les instances internationales… seul est reconnu l’Etat d”Israël (qui compte 1/5 d’habitants palestiniens).
Lapsus freudien?

Pour Ecolo, l”appel au boycott d”Israël est illégal!
Ravi de l”apprendre!… Selon quelle loi?

Le CCOJB, ce groupuscule qui assure la propagande de Netanyahu en Belgique, en rêve certainement mais, désolé pour ses dirigeants, ce n”est pas encore acquis!… En ont-ils parlé avec certains représentants d”Ecolo qui étaient leurs complaisants invités à leur grand dîner annuel de septembre dernier?

Ecolo aurait été mieux avisé de prendre ses informations auprès de l”UPJB (Union Progressiste des Juifs de Belgique) qui encourage la campagne de boycott en solidarité avec l”ensemble des organisations palestiniennes et progressistes juives d”Israël… de plus en plus nombreuses aujourd”hui!
La campagne BDS peut donc encore continuer, malgré la condamnation d”Ecolo!

Ecolo déclare se définir uniquement “par rapport à un droit international et à une légalité internationale”.
Genre de phrase lénifiante et seulement auto-valorisante si on n”y ajoute pas qu”Israël se considère au-dessus de ce droit international et n”applique pas les résolutions de l”ONU ou du Tribunal International… depuis 60 ans!

Enfin, pour Ecolo il n”y a pas de racisme, pas d”apartheid en Israël!
Aux oubliettes donc, les Einstein, Arendt et tant d”intellectuels juifs qui, dès 1948, qualifiaient le sionisme de fascisme. A la poubelle, la résolution n°3379 de l’ONU qui, en 1975, stipulait que le sionisme était une forme de racisme (résolution révoquée en 1991 sous la pression, principalement, des USA)!
Pour Ecolo, un Etat qui pratique la discrimination à l”embauche, qui édite des cartes d”identité spécifiques pour la population israélo/palestinienne, qui réserve certains transports publics aux seuls Israéliens, qui interdit certaines routes aux non-juifs, qui emprisonne pendant plus de six mois des Palestiniens, sans inculpation ni jugement, qui interdit les mariages mixtes, qui entrave l”accès des israélo/palestiniens à l”enseignement, qui abat des manifestants pacifiques, etc, etc… N’applique pas un régime d’apartheid !!??
Mr Lieberman et Mme Ries seront certainement heureux de cette prise de position.
… Peut-on conseiller à Ecolo de lire les conclusions du Tribunal Russel (Session de Cape Town 2011) pour éviter ce type d”affirmation complice?

Il y a, bien entendu des gens qui ont protesté contre ce texte.
A ce jour, silence radio chez Ecolo!
Reste à espérer que des militants d”Ecolo s”élèveront contre cette dérive et que les citoyens sensibles aux Droits de l”Homme n”auront pas la mémoire oublieuse aux prochaines élections.
A force de vouloir plaire à tout prix, on finit par perdre son âme!

Rudi Barnet

La personnalité du mois

9 octobre 2011

Nom : Samadi
Prénom : Abdelkhalak
Etat civile : marié
Nombre d”enfants : 2
Lieu de naissance : Tanger

samadi-aDepuis sa naissance, Abdelkhalak Samadi a vécu a Tanger auprès de ses parents dans la Kasbah, lieu de villégiature pour beaucoup de touristes à la découverte du mystère de la Médina et son architecture ainsi qu”attirés par les trésors de son histoire millénaire.Abdelkahalak a suivi ses études dans les écoles suivantes : Alboghaz, Hassan II, Okba Ibn Nafea, Ecole Hafsa et Ibn Abar.

A la Kasbah de Tanger, depuis sa tendre enfance il a côtoyé des touristes étrangers qui visitaient cette ville historique, mythique et mystérieuse. Beaucoup d”Européens y vivaient en permanence, dont des écrivains et des peintres de renommée internationale.

A 14 ans, et surtout pendant les vacances scolaires, il a commencé à travailler dans le palais de la femme la plus riche du monde, Mme Barabara Hutton. A 17 ans il a commencé à travailler chez kom Phorbes, le multimilliardaire dans son palais Almandoub à Marshan. A cet âge, il a quitté sa ville natale pour la ville de Paris ou il a demeuré de 1984 à 1987. Après il est allé en Espagne, en Catalogne ou il a vécu jusqu”en 1991. Depuis lors il a échoué en Belgique ou il vit avec son épouse et ses deux enfants.

La vie sportive :
Abdelkhalak s”est intéressé depuis sa tendre enfance au sport et surtout c”est le football qui l”a le plus attiré. Il a joué avec l”équipe Chourouk de Tanger pendant 5 mois avant son départ pour Paris où il a été approché par le Racing parisien au moment phare des joueurs d”origine marocaine tels Aziz Bouderbala, et Kkrimou et les Algériens Ben Mabrouk et Mostafa Dahlab.

En 1987, au Nord de l”Espagne en Catalogne notre ami Abdelkhalak a joué avec plusieurs équipes catalanes et en particulier avec Esplais Castello Roses. Cependant, il a eu une bonne expérience en jouant avec l”équipe de deuxième division Fegueras en compagnie de l’entraîneur Jorge Dalsindo, qui a entraîné également le Réal Madrid et, c”est justement lui qui l”a conseillé d”aller tenter sa chance en France ou en Angleterre parce qu”il maîtrisait très bien la langue française et la langue anglaise.

Le sort en a voulu autrement et c”est la Belgique qui sera définitivement son pays d”accueil. Depuis son installation en Belgique il a joué pendant deux ans avec Fc Vilvoorde. Après avoir eu quelques difficultés il a abandonné le foot pour s”intéresser à d”autres disciplines sportives. Il a rejoint l”équipe Vac Vilvoorde, comme coureur pendant six années consécutives avant d”enterrer définitivement sa vie sportive.

Notre ami Abdelkhalak a eu deux records. Le premier avec 5000 mètres en 7.14 et le second en 10000 mètres en 29.30. Pendant cette période il a participé pratiquement à toutes les activités sportives locales en Belgique. C”est ce qui lui a permis de connaître beaucoup de stars belges et marocaines et en particulier Saïd Ouita, Hicham El Guerrouj, Nezha Bidoun, Mohamed Timoumi, Khalid Labyad et Aziz Daouda avec lesquels il a lié amitié et est resté toujours en contact. C”est ainsi qu”il est devenu et resté accroc fanatique du sport et du football.

Justement, en 1993, avec un bagage énorme d”expérience et de connaissance du milieu sportif belge, marocain et international, Abdelkhalak s”est lancé dans le domaine des médias et de la communication en assurant un programme sportif hebdomadaire à la fréquence arabe communautaire de Bruxelles « Radio Almanar ». Plus tard il a dû malheureusement arrêter pour raisons de santé.

En 2008, il a repris le micro pour assurer le programme hebdomadaire tous les lundis de 19 à 21 heures et tous les samedis de 13.30 à 15 heures. Depuis lors, Abdelkhalak a animé avec enthousiasme et dévouement les infos sportifs ainsi que l”histoire du sport et des sportifs. Son émission radiophonique est devenue tellement populaire, écoutée et appréciée par un nombre incalculable d”auditeurs et d”auditrices allochtones et autochtones, en Belgique et au Maroc.

Il a présenté au public de la fréquence arabe un grand nombre de rencontres sportives nationales et internationales telles la coupe des nations africaines de 2008 et de 2010, les Olympiades de Peking en 2008 et a commenté les analyses et les résultats complets et plus particulièrement concernant les résultats des équipes arabes.

En 2008, il a aussi commenté la coupe des nations d”Europe et a ainsi invité un grand nombres de personnalités sportives du monde arabe et belge dont Aziz Bouderbala, Mohamed Riahi, Abdelillah Saber, Jean Marie Pfaff, Il a assuré plusieurs reportages historiques avec des sommités sportives tels Afilay Brahim du PSV Eindhoven, Mbarek Boussoufa et Mehdi Carcela. En tout cas il n”a jamais raté de commenter les matchs des lions de l”Atlas en particulier leur match à Amsterdam avant leur départ pour la Tanzanie ainsi que d”autres événements sportifs à travers le monde.

Ses émissions sportives étaient largement écouté et apprécié par des auditeurs à Bruxelles, en Europe et aussi au Maroc. Par conséquent Abdelkhallak est devenu l”homme mémoire vivante du sport marocain, arabe et international.

C”est un homme sportif qui, depuis sa tendre enfance a vécu toute sa vie parmi les joueurs de foot et parmi les sportsmen toutes catégories confondues.

Comme tout Tangérois, il parle couramment quatre langues, le Français, l”Espagnol, l”anglais et l”Arabe et se défend très bien en Néerlandais.

Finalement, les Bruxellois n”oublieront jamais la voix de notre ami Abdelkhallak Samadi que nous saluons et remercions au passage, qui retentissait dans les cafés, les restaurants, les coiffeurs, les commerçants, les taxis, les hôtels, les magasins, les garages et chez beaucoup de familles marocaines et belgo-marocaines.

Justement ce soir, dimanche 9 octobre à partir de 19 heures Samadi Abdelkhalak va commenter en direct le match très important pour la qualification à la coupe d”Afrique entre les Lions de l”Atlas et la Tanzanie qui se jouera guichets fermés à Marrakech.

Radio Almanar à Bruxelles : 106.8 FM
Ailleurs au monde : http://www.almanar.be/Radio/index.php

L”enseignement privé au Maroc : « Paie et tais-toi ! »

6 octobre 2011

Ce qui se passe dans le milieu de l’enseignement au Maroc depuis plus de trois décennies est un véritable génocide. Je le sais ; le terme génocide est peut-être excessif, je dis bien « peut-être », mais lorsque l’on analyse ce qui se passe dans l’enseignement marocain, parler de génocide est un euphémisme. Tous ceux qui se saignent les quatre veines pour garantir à leurs enfants un enseignement acceptable (je ne dis même pas de qualité) savent de quoi je parle, surtout ceux qui, comme moi, ont inscrit leurs bambins dans des écoles privées.

Au début, je refusais, par principe républicain comme diraient les Français, de me laisser séduire par les écoles privées. J’avais gardé une image romantique de l’école publique qui m’a formé, dans laquelle j’ai coulé des jours heureux, avec, de temps en temps, quelques claques qui m’ont remis sur le droit chemin, où j’ai appris à lire et à écrire mais surtout à comprendre la vie, où les professeurs avaient l’amour de leur fonction, leur mission, dégageaient une aura, étaient vénérés comme nos parents, parfois plus. Je considérais naïvement que l’Etat se devait de sauvegarder cette école, de garantir un bon enseignement à tous les citoyens, non pas par charité musulmane, mais tout bonnement parce que l’Etat n’a jamais cessé de saigner les Marocains avec des impôts à la Suisse et des services à la Marocaine.

La réalité m’a vite rattrapé pour me rappeler que cette école publique d’antan n’existe plus ; que Le Marocain n’est toujours pas un citoyen mais un vulgaire sujet qui doit boire, manger, se prosterner et surtout ne jamais revendiquer quoi que ce soit, surtout pas un enseignement de qualité. « Ceux qui réclament un enseignement de qualité, semblent nous dire les usurpateurs de nos destinées, ceux qui refusent que leurs enfants se trouvent entassés dans des salles vétustes, avec soixante élèves et plus par classe, avec beaucoup de professeurs qui ont fait de l’absentéisme leur marque déposée, et lorsqu’ils viennent c’est juste pour se raconter leurs malheurs dans les couloirs, ceux qui veulent épargner à leurs enfants les maux qui rongent l’école publique n’ont qu’à se tourner vers les écoles privées. » Ils savent de quoi ils parlent ces usurpateurs, car ils sont les premiers à savoir que l’Etat a depuis long, long, longtemps vendu l’enseignement à des rapaces qui se proclament pédagogues et qui bâtissent des écoles dont le véritable mérite est de voler les derniers sous que les multiples impôts, les TVA et la cherté de la vie ont oublié dans les poches des familles.

Ces écoles privées qui se reproduisent comme des rats, qui obtiennent des autorisations de je ne sais qui, même quand elles ne répondent pas au cahier des charges, qui entassent les enfants dans les salons et les chambres à coucher des villas, reconvertis en écoles, et qui affichent des prix défiant toutes les bourses, mais que les parents, dégoutés par l’école publique, dépassés par la dure réalité et la complicité des autorités, acceptent pour ne pas souffrir le sentiment de culpabilité vis-à-vis de leurs enfants, sont devenues un fléau national qu’il faut éradiquer. Il n’y a pas à dire : ceux qui prennent les rênes des écoles privées et ceux qui les couvrent sont des charognards qui se nourrissent des cadavres des familles marocaines après les avoir saignées à blanc.

Les écoles privées sont devenues le commerce le plus lucratif au Maroc, tellement lucratif que des étrangers, sentant la bonne affaire, se sont rués sur le plus beau pays du monde, tels des hyènes sentant l’odeur de la curée, et ont ouvert des crèches, des écoles et des lycées très sélectifs et excessivement chers, pour nous enseigner les bonnes manières, civiliser nos adultes et éduquer nos petites têtes basanées. En s’installant chez nous, ils n’ont pas oublié de rapporter leurs livres made in CEE, que les autres écoles marocaines, fidèles à leur complexe d’infériorité et à leur suivisme aveugle, programment elles aussi, avec en prime, cette pathétique fierté de l’esclave de l’intérieur. Imposer les livres étrangers et enseigner le programme de la mission sont devenus les garanties d”une qualité trompeuse et dangereuse. En plus de coûter cher, excessivement cher, elles dissolvent notre identité nationale déjà fragile et aggravent notre schizophrénie, déjà maladive.

Le comble, c”est que de plus de plus d”écoles privées vendent désormais les livres dans leurs propres librairies, quand ce n’est pas au sein même de l’école, privant les libraires marocains de leur véritable ressource. Ainsi, elles affichent les prix qu”elles veulent, multipliant scandaleusement leur marge bénéficiaire et contribuent, consciemment ou non, à enrichir les éditeurs et imprimeurs étrangers, alors que les nôtres se roulent les pouces, font faillite et finissent par fermer boutique.

Jusqu’à quand allons-nous tolérer tout ça ? Pourquoi le Ministère de l’éducation nationale n’intervient pas pour arrêter cette mascarade ? Serait-il complice ? Pourquoi ne prescrit-il pas un cahier des charges rigoureux qui impose aux écoles privées un prix maximum à ne pas dépasser ? Pourquoi ne les oblige-t-il pas à programmer des livres écrits par des Marocains, imprimés au Maroc, aux prix abordables, et surtout avec un contenu qui soit en harmonie avec notre identité nationale ?

Ce laxisme à l’égard des écoles privées a dépassé les limites de l’entendement. Cette scandaleuse complicité des autorités compétentes a épuisé la patience des Marocains. Cette bérézina de l’enseignement public au Maroc n’a que trop duré. Ne croyez pas, messieurs les responsables de l’enseignement au Maroc, que le fait de jouer à l’autruche, de privatiser l’enseignement (car c’est cela le but final de l’Etat), de pousser les Marocains jusqu’aux derniers retranchements, en leur imposant un enseignement à deux vitesses, vous épargnera leur colère ; car elle gronde en eux cette colère, elle gronde depuis longtemps même si elle n’a pas encore explosé. L’enseignement public de qualité est un droit et non pas un privilège et l’Etat se doit de le garantir. C’est écrit dans la nouvelle constitution que vous venez de plébisciter.

Alors à tous ceux qui continuent de brader l’enseignement public, rectifiez le tir avant qu’il ne soit trop tard ! Soyez exigeants avec les écoles privées! Rendez à l’école publique son dû, son prestige! Arrêtez le génocide éducatif programmé! Cessez de massacrer l’enseignement !

L’Histoire vous jugera et l’Histoire ne se laisse jamais corrompre.

Mokhtar chaoui
enseignant-chercheur et écrivain.

Polisario, l’Algérie et Kadhafi : même galère

19 septembre 2011

Par : Mohammed MRAIZIKA (Chercheur en Sciences Sociales, Consultant en DIH)

Alors qu’un régime abominable et inqualifiable, érigé en modèle de gouvernance en Lybie durant 42 ans, touche le fond et vit ses dernières heures, les dépêches d’agences de presse et les déclarations du Conseil National de Transition libyen (CNT), annoncent et confirment l’implication du Polisario dans les combats et les tueries des civils libyens et s’interrogent sur le soutien logistique de l’Algérie à ce régime finissant.

Est-ce une banale question de « solidarité » entre régimes d’une même veine ?
Une question de gros sous et de pur mercenariat pour le Polisario ?
Ou bien le résultat d’une complicité entre systèmes politiques promoteurs de visions hégémonistes et belliqueuses qui sapent la stabilité et le développement économique du Maghreb et, au-delà, de toute la région du Sahel ?

Du pareil au même
Si l’on se contente d’observer le haut de l’iceberg, le Polisario apparait comme un ramassis de mercenaires sans foi ni loi, chargés d’exécuter les sales besognes pour le compte d’autrui et du plus offrant. Cette hypothèse n’est pas fausse, car les faits l’ont suffisamment confirmé pour en avoir le moindre doute. Amateurs de trafics d’armes, de détournement de l’aide humanitaire et d’atteintes aux droits humains (en particulier dans les camps de Tindouf), les dirigeants du Polisario ont versé depuis trois décennies dans la délinquance politique et financière, dans le mercenariat et le terrorisme. Leur complicité avec AQMI (al-Qaîda au Maghreb Islamique) et les mouvements de rébellions armées (Touaregs du Mali et du Niger) qui sévissent dans la région du Sahel, a fréquemment défié la chronique. C’est un ministre libyen démissionnaire, Ali Errishi, qui, dès le début du soulèvement en Lybie, avait dénoncé cette implication en affirmant que « des mercenaires du Polisario figurent parmi les marchands de la mort qui se sont infiltrés en Libye pour y semer la terreur et faire plier la révolution libyenne ».

Ce n’est un secret pour personne. Mouammar Kadhafi a de tout temps entretenu des mercenaires de toutes origines (africains, ukrainiens, sud-américains…) à des fins de déstabilisation de régimes africains voisins (tel le Tchad). De nombreuses rebellions armées, des mutineries et des coups d’Etat ont été fomentés et financés par Tripoli. Mais, Kadhafi, aujourd’hui isolé et contesté dans son propre pays, pensait arriver à réduire le soulèvement populaire en s’appuyant principalement sur des mercenaires africains recrutés dans sa zone d’influence traditionnelle : le Mali, le Tchad et le Niger. Ces mercenaires, généreusement payés, vont faillir à leur engagement et des dizaines d’entre eux choisissent d’éviter les tueries de civils et la confrontation avec des insurgés décidés et volontaires et finissent par déserter les rangs des milices, « juste après avoir touché l’argent que les autorités libyennes leur ont versé ».

C’est vers un vieil allié, le Polisario, que Kadhafi va se tourner pour combler cette faille, concrétisant ainsi son fameux slogan : « mine sahra l-sahra ». La carte du Polisario se révéla plus rentable grâce au feu vert d’Alger et aux « bonnes relations » de Kadhafi avec les dirigeants du Polisario qui ont toujours trouvé à Tripoli l’accueil et le subside nécessaires.

Selon l’agence de presse officielle libyenne JANA, « le leader du Polisario Mohamed Abdelaziz a été l’une des rares personnes qui a réussi à parler à Kadhafi ». JANA précise même que « Lors de la communication téléphonique, le guide de la révolution aurait promis à Mohamed Abdelaziz des sommes considérables d’argent et des armes pour reprendre la guerre contre le Maroc ». C’est sur cette base et sous ces conditions pécuniaires que des centaines de membres du Polisario ont franchi les frontières libyennes, à partir du sol algérien, pour intégrer les rangs des milices restées fidèles à Kadhafi. Ils seront en premières lignes car, « l’objectif de Kadhafi est d’utiliser les serbes et les ukrainiens pour piloter les hélicoptères et les avions de l’armée, alors que les combattants du Polisario conduiraient les combats au sol »

Le Polisario est donc l’une des cartes maitresses dans le soutien logistique qu’apporte aujourd’hui l’Algérie à Kadhafi. Ce soutien n’est pas dénué de cynisme et de calculs politiques, car comment expliquer cette solidarité entre deux régimes frères-ennemis qui se sont longtemps disputés le leadership politique et idéologique sur la région du Maghreb ? L’Algérie n’a-t-elle pas dénoncé en son temps le rôle joué par Kadhafi au côté des islamistes armés pendant la guerre civile qui a traumatisé le pays dans les années 90 ? Le Sud algérien lui-même a dû faire face à de fréquentes et dangereuses infiltrations de rebelles Touaregs, maliens et nigériens, soutenus par Kadhafi.

On pourrait donc s’attendre à ce que le gouvernement Algérien accueille avec soulagement la chute de l’encombrant et menaçant voisin. C’est l’inverse qui s’est produit et c’est pourquoi ce positionnement « paradoxal » d’Alger, dans la crise libyenne, suscite aujourd’hui interrogation et suspicion.

Pactiser avec le diable : quel intérêt pour Alger ?
Dès le début du soulèvement populaire contre le régime de Kadhafi et son clan, l’Algérie a adopté une posture particulière que certains observateurs qualifient de « floue» et de « paradoxale ». Officiellement, Alger s’est évertuée à prôner la « stricte neutralité » et le « principe de non-ingérence » dans les affaires libyennes pour expliquer sa posture. Mais, dans les faits et dans les coulisses, Alger a agi activement pour sortir le Colonel de Tripoli de son isolement diplomatique et retarder sa descente aux enfers. Son refus de reconnaître le CNT, son acharnement à dénoncer l’impérialisme occidental et l’action de l’OTAN en Lybie, l’aide politique et logistique substantielle apportée au Colonel de Tripoli, sont autant de preuves qui montrent qu’Alger a choisi délibérément de contrarier la révolte populaire afin de renverser une situation militaire et diplomatique défavorable au régime de Kadhafi.

L’accueil, fin août, sur le sol algérien de membres de la famille Kadhafi n’est qu’un acte hostile supplémentaire qui relativise la thèse algérienne de la « stricte neutralité ». Le refus de l””Algérie d’approuver le soutien de la Ligue arabe à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l””ONU, autorisant l””opération aérienne de l””OTAN, infirme cette même thèse. Plus récemment, quelques unes des conclusions de la « Conférence sur la Sécurité et le développement du Sahel », organisée à Alger les 7 et 8 septembre, à laquelle ont participé, en plus de l’Algérie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, se sont inscrites dans cette logique d’opposition au CNT et au soulèvement populaire en Lybie. En abordant les répercussions de la crise Libyenne sur la région qui «s’est transformée en une véritable poudrière », les participants ont placé la balle dans le camp du CNT, désigné comme responsable de la circulation dans la région des armes distribuées aux insurgés libyens. La récupération de ces armes par AQMI, représente, selon les conférenciers, un grand danger pour toute la région.

Ces déclarations et initiatives algériennes n’ont pas manqué d’inquiéter et d’indigner le CNT, dont le porte-parole militaire, le colonel, Ahmed Omar Bani, a déclaré, le 28 août, que les dirigeants algériens “devraient répondre un jour de leur attitude”.

En quoi la révolte en Lybie est gênante pour les intérêts stratégiques d’Alger ?
C’est la question que se posent aujourd’hui nombre d’observateurs qui essayent de comprendre les raisons de fond qui justifient cette solidarité « paradoxale » du régime algérien avec Kadhafi.
A priori, Alger craint, d’abord et avant toute chose, que le soulèvement du peuple libyen contre le dictateur et sa famille ne « contamine » son pays et emporte le régime des généraux. Faire échouer ce soulèvement c’est donc s’en préserver.

L’importance des enjeux géopolitiques, stratégiques et économiques de la question libyenne, qui sont considérables, constituent un autre motif d’inquiétude pour Alger.

La reconstruction de ce pays meurtri (plus de 30 000 morts et au moins 50 000 blessés), détruit (bombardement des infrastructures et des moyens de communication) présente un immense chantier et un juteux marché de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Les différents Etats membres formant la coalition anti-Kadhafi, ne sont pas de simples philanthropes. Leur course aux marchés et contrats gaziers et pétroliers, est dors et déjà lancée; elle est frénétique et sans merci.

Certains de ces Etats profitaient déjà des ressources (pétrole et gaz) du pays avec la bénédiction de Kadhafi et de sa famille. En 2010, ce sont l””Italie (28%), la France (15%), la Chine (11%), l””Allemagne (10%) et l””Espagne (10%), qui tiraient le plus d’avantages de leur présence en Lybie. La chute de Kadhafi et de son régime ne manquera pas de provoquer une nouvelle distribution des cartes. Les Etats-Unis (3% du pétrole libyen), la France et l’Angleterre, verront sans doute leur part du gâteau grandement valorisée.

Selon l””Agence internationale de l””Energie (AIE), la Libye a produit, en 2010, près de 1,55 mbj. C’est (classement de 2009), précise l’AIE « le quatrième producteur de pétrole en Afrique et l””un des 20 plus gros producteurs de pétrole au monde ».

Alger ne peut ne pas tenir compte de cette réalité. Seulement, et c’est là le paradoxe, pour préserver ses propres intérêts, Alger a préféré opter pour une stratégie à risques : contrecarrer la présence occidentale en apportant aide et assistance à Kadhafi. Cette présence et ce soulèvement étant d’abord perçus et vécus par Alger comme une menace pour le pays.

Sur le plan régional (le Maghreb), la chute de Kadhafi et de son régime belliqueux, devrait, normalement, surtout après la chute des régimes de Ben Ali et de Moubârak (Tunisie et Egypte), permettre une nouvelle répartition des cartes géopolitiques. L’Algérie sait que ces changements et ces bouleversements peuvent lui être profitables pour assurer son développement économique et instaurer son « leadership » et ainsi satisfaire cette vieille ambition expansionniste qui n’a cessé de caresser le rêve de tous les successeurs de Ben Bella depuis l’indépendance du pays (1962). Cette ambition peut aussi expliquer son acharnement à dénoncer la présence en Lybie et à ses frontières, de puissances occidentales, telle que la France, l’ennemi historique, certaines d’avoir de substantiels avantages dans le pays après la chute du dictateur libyen.

L’arroseur arrosé
Ces enjeux et défis géopolitiques et stratégiques que sous-tend la crise libyenne et les atouts qui lui sont propres, devraient, en principe, pousser l’Algérie à se réjouir de la chute d’un voisin concurrent. Mais, Alger ne pouvait pas ne pas intégrer dans son jeu politique en Lybie, et dans son calcul stratégique régional, la position de son voisin immédiat, le Maroc.

Le Maroc s’est trouvé dès les premiers jours de la contestation au côté du peuple libyen et du CNT. Il n’a pas hésité à reconnaître officiellement ce dernier, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Taieb Fassi-Fihri, « en tant que représentant unique et légitime du peuple libyen et porteur de ses aspirations à un avenir meilleur ». Le Maroc se déclare même « prêt à lui apporter toute aide nécessaire à la construction d””un nouvel Etat démocratique en Libye ». Ce positionnement marocain semble poser aux généraux algériens une délicate équation.

La reconnaissance du CNT, n’est pas seulement une façon pour le Maroc de tourner la page de Kadhafi, l’un des pères-fondateurs et grands mécènes du Polisario depuis son apparition dans les années 70. En se plaçant du côté du CNT et en approuvant la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l””ONU, le Maroc, prend acte des bouleversements que connaissent le monde arabe et le Maghreb en particulier. Il prouve surtout, une fois de plus, sa volonté de dépasser cette longue période –plus de trois décennies- de crise et de tension qui plombent le destin du Maghreb et contrarient à la fois son intégration et son essor économique et social. L’obstination de l’Algérie à bloquer la résolution du « dossier du Sahara », son acharnement à soutenir un groupuscule, le Polisario, aujourd’hui miné par des divisions internes et impliqué dans les tueries de civils libyens, le mettent dans une position diplomatique et politique inconfortable et « paradoxale ».

Comment les généraux d’Alger vont-ils sortir de l’impasse libyenne et placer leur pays dans le sens de l’histoire - plus de démocratie et de justice économique et sociale- qu’indique le « printemps arabe » ?

Quant au Polisario, il ne pourra sortir indemne de la crise libyenne. Il est clair qu’en intégrant les milices de Kadhafi, il s’est révélé sous sa vraie nature et a montré sa vraie vocation: un groupe de mercenaires. Si, son implication dans les combats aux côtés de Kadhafi lui permettait de renflouer ses caisses, pour continuer son action de nuisance au Sahara et, en même temps, « rembourser » sa dette envers l’un de ses généreux mécènes (Kadhafi), son image, sa crédibilité sont bien entamées. Le soutien que son parrain actuel, l’Algérie, accorde au Colonel de Tripoli lui fait en effet obligation de prendre les armes aux côtés de ce dernier, mais, se faisant, il le met à nu et l’oblige à apparaître sous son véritable visage. Les séquestrés, les prisonniers et les maltraités des camps de Tindouf ne peuvent que se réjouir de la fin proche de ce groupuscule mafieux.

L’alignement aveugle du Polisario sur la politique d’Alger montre en fait à quel point son instrumentalisation par l’Algérie est une réalité. Cette réalité reste l’une des causes majeures du blocage de toute résolution des dossiers et conflits régionaux, tels ceux liés au « Sahara » et à la construction de l’UMA.

La chute du dictateur libyen, ne peut être finalement qu’une « bonne nouvelle » pour tout le continent africain, pour les séquestrés de Tindouf et pour le monde (attentat contre le Boeing de la Pan Am). Cette chute est un pas gigantesque sur le chemin de la construction d’un grand Maghreb uni, intégré et résolument tourné vers la paix, la solidarité régionale et le développement économique et social.

Que veulent de plus les peuples de la région ? N’est-ce pas là l’un des enseignements et défis majeurs du « printemps arabe » ?

Mohammed MRAIZIKA (Chercheur en sciences Sociales, Consultant en DIH)

Communiqué de presse à l’occasion du début du jeûne du mois de Ramadan

7 août 2011

Le Complexe Educatif et Culturel Islamique de Verviers (CECIV) souhaite à l’approche du mois de Ramadan de bons moments de jeûne à l’ensemble de la communauté musulmane et à toute personne sensible à ce moment particulier de l’année pour les musulmans.

Le mois de Ramadan a débuté le 01 août 2011. Il marque le début du jeûne, un des cinq piliers de l’islam. C’est un moment fort de la communauté musulmane qui est respecté par une grande partie de cette communauté.

Ce mois marque en fait le début de la Révélation du Coran, le livre saint des musulmans. C’est un mois intense dont le signe extérieur est l’abstinence d’alimentation et dont les signes intérieurs sont le recueillement, la méditation et le travail spirituel sur soi.

Le jeûne n’a pas pour but d’affamer les fidèles, ni de les priver pour les faire souffrir. C’est une démarche personnelle qui demande une certaine volonté et contient plusieurs bienfaits :

- Sur le plan de la santé : la pratique du jeûne est recommandée par les médecins pour permettre à l’appareil digestif de se régénérer puisque le fonctionnement à vide de l’appareil digestif permet de se débarrasser de certains corps résiduels qui n’ont pu être digérés d’ordinaire. Cela réduit également l’embonpoint.

- Sur le plan de la discipline personnelle : la pratique du jeûne permet de rompre avec la normalité de la vie et développe l’endurance. C’est en ce sens qu’il permet un vrai travail spirituel de maitrise de soi qui doit bien évidemment se ressentir sur le comportement du jeûneur.

- Sur le plan social : le jeûne permet de retisser des liens sociaux tant au sein des familles (le repas de la rupture du jeûne est un moment familial important) que sur le plan communautaire puisque les musulmans observent une même pratique. De façon plus globale, l’abstinence permet de ressentir les conditions de vie des plus pauvres qui vivent dans notre entourage ou de par le monde.

- Sur le plan éthique : le jeûne permet aussi de reconsidérer son rapport à la consommation et à ses excès. Au-delà du geste quasi mécanique de manger ou de boire, il permet au croyant de prendre de la distance par rapport à la dictature de la consommation. Il arrive malheureusement que certains musulmans organisent de véritables festins lors de la rupture du jeûne et cela dénature l’esprit même du jeûne. Il faut pouvoir manger correctement mais sans excès et surtout sans gaspillage.

Vous trouverez ci-dessous des réponses aux questions courantes sur le jeûne et nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Verviers, le 30 juin 2011.
Mohamed ARABATE
Président du CECIV

Pour plus d’information : M. HENSCH, imam et responsable au CECIV
0484709039 ou de préférence par email à l’adresse asblceciv@hotmail.com

Le Complexe Educatif et Culturel Islamique de Verviers (CECIV) est une Institution musulmane locale verviétoise rattachée à la Ligue des Musulmans de Belgique (LMB). Elle promeut une identité musulmane qui allie fidélité aux enseignements de l’islam et participation citoyenne. Elle offre un cadre pour une pratique digne de l’islam en Belgique, notamment au travers de sa mosquée Assahaba (qui signifie Les Compagnons), reconnue comme lieu de culte par arrêté du Gouvernement wallon du 19 juin 2007. Elle développe des partenariats avec des acteurs publics et privés pour construire une société inclusive et qui fait de sa diversité une véritable richesse.

Quelques questions répandues sur le jeûne du mois de Ramadan

Que signifie le Ramadan ?
On dit (ou on entend souvent) que les musulmans font le Ramadan. Il s’agit d’un abus de langage car il convient de dire que les musulmans jeûnent durant le mois de Ramadan. En effet, le mois de Ramadan est le neuvième mois de l’année hégirienne (le calendrier musulman débute avec l’exil du Prophète de la ville de la Mecque à Médine, ce qu’on appelle l’Hégire d’où le nom du calendrier).

En quoi consiste le jeûne ?
Le jeûne est un des cinq piliers de l’islam qui sont :

1. L’attestation de foi (chahada)
2. La prière (salat)
3. Le jeûne (siyam)
4. L’impôt social purificateur (zakat)
5. Le pèlerinage à la Mecque (hajj)

Le jeûne consiste en l’abstinence de nourriture, de boissons et de relations sexuelles durant la journée (du lever du soleil au coucher du soleil). Il y a différents degrés de jeûne depuis le jeûne apparent (le fait de ne rien manger), en passant par le jeûne du corps (le fait de se retenir de propos futiles ou mensongers ou de mal agir en général) et pour finir par le stade ultime : le jeûne du cœur (état spirituel de recueillement). C’est en ce sens une démarche d’effort personnel de maîtrise du corps qui fortifie l’esprit et qui ne relève pas de la souffrance mais bien d’un défi personnel nécessaire pour entamer un vrai travail intérieur sur soi et sur le sens de sa vie.

A qui s’adresse-t-il ?
Le jeûne s’adresse à toute personne de confession musulmane adulte dont la santé permet d’accomplir le rite.

Sont dispensés : les personnes âgées, les dames enceintes, les enfants, les personnes malades (diabétiques par exemple), les personnes déficientes mentalement. Elles doivent néanmoins s’acquitter du jeûne par un don pour les nécessiteux ou les jeûneurs qui sont pauvres ou dans le besoin. Les personnes en voyage en sont également dispensées et devront accomplir leur jeûne ultérieurement.

Comment déterminer le premier jour du mois de Ramadan ?
Il y a différentes méthodes pour déterminer le début du mois de Ramadan (méthode expérimentale, calcul astronomique, …). Le CECIV a opté pour une pratique de l’islam cohérente avec les réalités européennes et belges en particulier. Elle s’en tient à l’annonce officielle du Conseil des Théologiens qui renseigne l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB). Ce dernier est l’organe officiel du temporel du culte et annonce le début du mois à l’ensemble de la communauté musulmane de Belgique.

Y a-t-il des activités particulières pendant ce mois ?
Oui, c’est un mois intense en termes d’activités. Il est conseillé aux croyants de se lever le matin pour prendre un petit-déjeuner consistant avant le lever du soleil et puis d’accomplir la prière de l’aube. Durant la journée, le croyant effectue ses activités habituelles. Après la rupture du jeûne lors du coucher du soleil qui favorise les moments en famille, les musulmans se dirigent vers la mosquée pour des prières et des récitations du Coran. Le Centre islamique organise d’ailleurs pour les étudiants, les convertis, les nécessiteux ou encore les personnes isolées une rupture du jeûne quotidienne. La soirée, les fidèles se réunissent à la mosquée pour des prières. Le mois se termine par une fête qui s’appelle aïd el fitr, la fête de la rupture du jeûne.

Quelles recommandations donnez-vous aux jeûneurs ?
De faire preuve de patience et de respect. La pratique d’une religion dans nos sociétés sécularisées et multiculturelles peut les amener à rencontrer des situations qui peuvent susciter des tensions ou des incompréhensions. Il est important de pouvoir expliquer en quoi consiste le jeûne à des personnes qui ne sont pas de confession musulmane dans une optique de dialogue et de respect mutuel. Le jeûne doit aussi améliorer le comportement du croyant (paroles et actes). Pour les étudiants ou les travailleurs, il arrive parfois que certains aménagent leur temps de travail (étude, profession, gestion d’un commerce…) afin de ménager leur énergie durant la journée sans pénaliser leur travail en réalisant les activités physiques ou intellectuelles plus importantes en matinée.

Quelles recommandations donnez-vous à la population non-musulmane ?
De faire preuve de compréhension et de respect. On peut comprendre que cette pratique apparaisse, pour des non-musulmans, comme étant étrange, surtout quand on n’en comprend pas le sens. Il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès du Centre islamique si vous avez des questions (asblceciv@hotmail.com).

L’Appel du PSU à continuer le combat démocratique

10 juillet 2011

Communiqué du Parti Socialiste Unifié Belgique - France

Les militants du Parti Socialiste Unifié Marocain en Europe, dénoncent avec la plus grande vigueur, la lâche agression des barbouzes du pouvoir qui n’ont pas hésité à défoncer les portes et à casser les vitres avec des jets de pierre, du siège central du parti à Casablanca, dans la soirée du mercredi 6 juillet 2011. Cette agression par des bandes organisées agissant en toute impunité, avait pour but de terroriser les jeunes militants du Mouvement 20 Février de Casablanca qui y tenaient leur Assemblée Générale.

Cet acte de vandalisme perpétré par les bandes organisées contre les militants démocrates du
Mouvement 20 Février réunis pacifiquement dans le siège central d’un parti démocratique légal,
montre les limites d’une prétendue démocratisation du pouvoir. Elle rappelle l’agression des forces de l’ordre qui n’ont pas hésité avec une violence inouïe à pourchasser les manifestants le 13 mars dernier jusqu’à l’intérieur de l’enceinte du siège central du PSU et de tabasser ses dirigeant qu’y tenaient leur Conseil National et qui se sont solidarisés avec des manifestants pacifiques. Ces actes d’agression systématique ont visé d’autres locaux et militants du parti.
Cette situation de violence généralisée à l’encontre de tous les démocrates qui refusent le dictat du despotisme, prend des tournures préoccupantes qui ne présagent pas d’une issue positive et sereine.

Ainsi, on assiste à des intimidations et à des agression à l’encontre des militants qui soutiennent le Mouvement 20 Février, comme c’est le cas pour Khadija Riyadi, Abdelhamid Amine…, à des harcèlements au téléphone, à des menaces de mort et de viol comme s’est passé vis-à-vis de la jeune Widad Melhaf et sa maman, arrestations abusives et emprisonnement des deux militants et dirigeants syndicaux Kabbouri Seddik, et Mahjoub Cheno et leurs camardes à Bouarfa. Cette violence
organisée à faits plusieurs victimes à Sefrou, Alhouciema, dont le dernier est le martyr Kamal
Ammari à Safi.

Le PSU en faisant parti des forces démocratiques politiques, syndicales et de la société civile, qui refusent l’arbitraire en rejetant une constitution octroyée qui tente à travers une mascarade
référendaire de légitimer le despotisme et l’impunité attire les foudres du pouvoir. Son seul tord est de dire non au pouvoir despotique et de soutenir les revendications légitimes du Mouvement 20 Février, qui organise des manifestations pacifiques à travers les villes et les villages du pays, pour revendiquer l’instauration d’un authentique Etat de droit démocratique.
Le PSU lance un appel solennel à tous les démocrates et à toutes les forces militantes qui refusent l’arbitraire et le despotisme en rejetant la constitution octroyée, de continuer la résistance pacifique en :

- Consolidant l’unité de lutte sur la base du respect d’un consensus militant,
- Soutenant les revendications du Mouvement de 20 Février, tout en veillant à son autonomie,
- Imposant l’instauration d’un réel Etat de droit, dans le cadre d’une monarchie parlementaire,
dans lequel le monarque règne sans gouverner. Car dans l’Etat de droit, celui qui gouverne
doit rendre les comptes, ce qui n’est pas le cas suivant la constitution octroyée,
Gloire aux martyrs du peuple marocain,
Vive les luttes pacifiques des masses populaires,
Soutenons les revendications du Mouvement 20 Février

Les sections du PSU en Belgique et en France
Le Jeudi 07 juillet 2011
Parti Socialiste Unifié
Belgique - France