Communiqué de presse de lADMB u 15 janvier 2012
« Les instances musulmanes Belges définitivement sous le contrôle des Etats étrangers »
Deux jours à peine après un rapport de la Sûreté d’Etat belge dénonçant les menaces de prise de contrôle de l’Exécutif des Musulmans de Belgique par des nervis à la solde d’Etats étrangers, l’éviction frauduleuse des seuls réformateurs hors de cet organe par une assemblée générale frauduleuse ce vendredi 13 janvier vient confirmer brillamment l’analyse de la Sûreté. L’EMB n’est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d’origine sur ceux des Belges musulmans.
L’actuel Exécutif des Musulmans de Belgique, réduit aux 4 membres de la présidence depuis le 1er avril 2011, faute d’accord interne sur la table du Ministre de la Justice sur le dossier de renouvellement de l’institution, se trouvait à nouveau au terme de son dernier mandat, le 31 décembre 2011.
L’EMB actuel, n’ayant plus de légitimité, n’a pu que succomber à une mascarade pour parer à cette impasse, en provoquant un vote irrégulier durant l’Assemblée Générale du vendredi 13 janvier réunissant la poignée de membres survivants de l’Organe Représentatif du Culte Islamique de Belgique. A l’encontre de l’ordre du jour prévu et faisant fi du règlement d’ordre intérieur de l’Exécutif (Art. 48), démonstration claire du peu de cas qu’ils font de la démocratie, ils ont ainsi orchestré l’exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s’inscrire dans la lignée de l’Islam des ambassades (Isabelle PRAILE, vice-présidente de l’EMB, Mohamed FATHA-ALLH et Zehra GÜNAYDIN, membres de l’EMB).
Sur 44 membres élus de l’Assemblée Générale, 11 membres seulement étaient présents les poches pleines de procurations dont l’authenticité peut sérieusement être mise en doute. Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique.
Ce coup de force est intervenu dans un contexte où un projet de renouvellement de l’Exécutif des Musulmans de Belgique a du mal à convaincre le SPF justice car il n’incarne en rien la diversité des courants et des sensibilités religieuses présents dans la société belge. L’équipe qui dirige actuellement l’EMB est téléguidée par les puissances étrangères pour imposer un agenda d’islamisation des populations musulmanes à la solde de Rabat et d’Ankara. Les conséquences directes de ces velléités seront la mise en péril de la cohésion sociale et de la cohabitation pacifique des différentes communautés par une gestion du temporel du culte arbitraire et totalitariste, ouvrant la voie au radicalisme pointé du doigt dernièrement par le rapport officiel de la Sureté de l’Etat.
Dans ce contexte, l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique rappelle que l’assemblée générale ne jouit d’aucune reconnaissance légale ainsi que l’EMB qui en émane et que le mandat de celui-ci est réduit à la simple gestion des affaires courantes.
L’ADMB dénonce donc ce complot contre les rénovateurs de l’EMB et met en garde les autorités politiques et les citoyens belges contre de tels agissements qui bafouent les règles les plus élémentaires de droit.
L’ADMB ne reconnaît évidemment pas la légalité de ces décisions. Les membres « exclus » de l’EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces 3 membres envisagent tous les recours judiciaires pour mettre fin à ce véritable putsch, rétablir le droit et continuer à faire valoir les aspirations légitimes des Belges musulmans.
Contacts :
Karim GEIRNAERT : geirnaertk@hotmail.com : 0486/331454
Isabelle PRAILE : isasoum@hotmail.com : 0486/966114
L’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB) est une plate-forme qui regroupe les forces vives de toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique sans distinction d’ethnie, de genre, ni d’écoles juridiques… L’ADMB a pour vocation de promouvoir un Organe Chef de Culte des Musulmans de Belgique représentatif, démocratique et indépendant de toute forme d’ingérence.
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“Les instances musulmanes belges sous le contrôle d””””””””””””””””””””””””””””””””Etats étrangers”
“Les instances musulmanes belges sont définitivement sous le contrôle des Etats étrangers. L””””””””””””””””””””””””””””””””Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) n””””””””””””””””””””””””””””””””est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d””””””””””””””””””””””””””””””””origine sur ceux des Belges musulmans”, estime dimanche l””””””””””””””””””””””””””””””””Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), une plate-forme regroupant des forces vives de “toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique”.
Vendredi, lors de l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB, le mandat de Semsettin Ugurlu a été prolongé en tant que président de l””””””””””””””””””””””””””””””””Exécutif des Musulmans de Belgique. Les mandats des huit autres membres composant l””””””””””””””””””””””””””””””””exécutif ont également été renouvelés.
Toutefois, l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale a émis un vote de défiance visant ses membres “rénovateurs”. Les trois membres de l””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB ont été exclus.
Selon l””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB, l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale a “orchestré l””””””””””””””””””””””””””””””””exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s””””””””””””””””””””””””””””””””inscrire dans la lignée de l””””””””””””””””””””””””””””””””Islam des ambassades (Isabelle Praile, vice-présidente de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB, Mohamed Fatha-Allh et Zehra Günaydin, membres de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB)”.
Onze membres de l””””””””””””””””””””””””””””””””assemblée générale sur 44 étaient seulement présents. “Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l””””””””””””””””””””””””””””””””encontre des membres rénovateurs, tous militants de l””””””””””””””””””””””””””””””””Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique”, dénonce l””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB.
L””””””””””””””””””””””””””””””””ADMB ne reconnaît pas la légalité de ces décisions. Les membres exclus de l””””””””””””””””””””””””””””””””EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces trois membres envisagent tous les recours judiciaires. (belga)
15/01/12 21h40 - Source 7/7
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Un Exécutif de nouveau contesté
Christian Laporte
Mis en ligne le 16/01/2012
Turtelboom devra – enfin – trancher dans la guerre des courants musulmans.
L’imbroglio récurrent à l’Exécutif des musulmans de Belgique avait eu raison de l’ex-ministre des Cultes, Stefaan De Clerck (CD&V). Il avait argué que le gouvernement en affaires courantes ne lui permettait pas d’intervenir dans ses dysfonctionnements à répétition. Son successeur Annemie Turtelboom (Open VLD) devra faire montre de plus de fermeté et trancher dans la guérilla récurrente entre une majorité que l’on dit proche des milieux diplomatiques turcs et marocains et une minorité soucieuse de jeter les bases d’un véritable islam belge où les femmes auraient aussi leur place. La ministre bleue va même devoir agir très vite : réunie vendredi soir, l’assemblée de l’Exécutif a donné lieu à un nouveau coup de théâtre. Avec seulement 11 membres en séance, la majorité en place en a profité pour débarquer l’autre courant tout en prolongeant le mandat de l’équipe exécutive. Dans un communiqué, l’Exécutif annonce assurer la continuité de la gestion jusqu’à la mise en place d’une nouvelle équipe.
Conséquence: Semsettin Ugurlu continuera à assumer la présidence de l’Exécutif avec de nouveaux vice-présidents qui ont noms Mohamed Achaïbi (NL) et et Mehmet Ustün (F). C’est la version majoritaire car la minorité, entendez: l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique exclue de l’Exécutif précise elle qu’il s’agissait d’un vote d’exclusion de la direction de l’EMB des rénovateurs qui demandent “une plus grande représentation des femmes mais aussi des courants islamiques minoritaires contre l’islam des ambassades”. Disparaissent donc de l’Exécutif la vice-présidente francophone Isabelle Soumaya-Praile ainsi que Zehra Gunaydin et Mohamed Fatha-Allah. Le vote de vendredi soir aurait dû être reporté vu qu’il n’y avait que treize membres de l’assemblée générale sur les 44 élus mais un grand nombre de procurations ont fait pencher la balance vers la majorité. “L’éviction des trois membres actifs de l’Association démocratique des musulmans de Belgique (ADMB) n’était pas prévue à l’ordre du jour”, précise Isabelle Praile, qui constate l’irrégularité de la procédure et demande l’arbitrage de la ministre des cultes. L’ADMB annonce qu’il poursuivra sa lutte “pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique”.
Source : La Libre Belgique
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Les instances musulmanes belges sous le contrôle d’Etats étrangers Immigration , Ian 162012
« Les instances musulmanes belges sont définitivement sous le contrôle des Etats étrangers. L’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) n’est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d’origine sur ceux des Belges musulmans », estime dimanche l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), une plate-forme regroupant des forces vives de « toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique ».
Vendredi, lors de l’assemblée générale de l’EMB, le mandat de Semsettin Ugurlu a été prolongé en tant que président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique. Les mandats des huit autres membres composant l’exécutif ont également été renouvelés.
Toutefois, l’assemblée générale a émis un vote de défiance visant ses membres « rénovateurs ». Les trois membres de l’ADMB ont été exclus.
Selon l’ADMB, l’assemblée générale a « orchestré l’exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s’inscrire dans la lignée de l’Islam des ambassades (Isabelle Praile, vice-présidente de l’EMB, Mohamed Fatha-Allh et Zehra Günaydin, membres de l’EMB) ».
Onze membres de l’assemblée générale sur 44 étaient seulement présents. « Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique », dénonce l’ADMB.
L’ADMB ne reconnaît pas la légalité de ces décisions. Les membres exclus de l’EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces trois membres envisagent tous les recours judiciaires.
Source : Sami Aldeeb
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Belgique : Le Maroc et la Turquie accusés de menacer la cohésion des musulmans
Après leurs frères d’Espagne et de France, c’est autour des musulmans de Belgique de faire les frais de l’ingérence des « Etats étrangers » dans leur pratique religieuse. L””””””””””””””””””””””””””””””””Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), dont trois membres ont été exclus de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB), l’instance suprême du culte musulman, accuse le Maroc et la Turquie de menacer la cohésion des musulmans du royaume d’Albert II.
« L’équipe qui dirige actuellement l’EMB est téléguidée par les puissances étrangères pour imposer un agenda d’islamisation des populations musulmanes à la solde de Rabat et d’Ankara ». Telle est le point de vue de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB), auteure d’un communiqué incendiaire sur le déroulement des opérations de renouvellement de certaines instances de l’EMB, le vendredi 13 janvier dernier.
Après l’élection des membres du bureau de l’Exécutif, une motion de défiance a été votée « à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique ». Selon l’association, « ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique », contrairement aux « membres proches des ambassades ».
Ce qui fait ainsi dire à l’ADMB que « les instances musulmanes Belges [sont] définitivement sous le contrôle des Etats étrangers ». L’association qui compte saisir la justice après « ce coup de force », attire l’attention sur « les conséquences directes de ces velléités », à savoir « la mise en péril de la cohésion sociale » et de « la cohabitation pacifique des différentes communautés par une gestion du temporel du culte arbitraire et totalitariste ». Un rapport de la Services de sécurité paru quelques jours plus tôt, abonde dans de le même sens.
En tout cas, au sein de l’EMB, l’interlocuteur officiel entre la communauté musulmane et les autorités publiques, on peine à s’attendre. L’instance est paralysée depuis 2008 en raison des bisbilles entre « réformateurs » et représentants de grandes fédérations islamiques « soupçonnées d’être à la botte des autorités diplomatiques du Maroc et de la Turquie ». L’impasse a même poussé les autorités publiques à suspendre le mandat de l’EMB. L’arrêt des subventions dès ce janvier avait également été décidé, histoire de mettre la pression sur les belligérants et faire taire les querelles internes. Peine perdue. Car avec ce tout dernier scandale survenu vendredi, l’EMB semble beaucoup plus proche de l’éclatement que de la cohésion.
Source : Yabiladi
La fin de l’Exécutif des Musulmans de Belgique
« Coup de théâtre à l’Exécutif des Musulmans ». Sous ce titre Le Soir annonce que l’AG de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB), l’institution chargée de gérer chez nous le temporel du culte islamique, a procédé vendredi soir (13 janvier) à un vote de défiance visant ses membres « rénovateurs ». La nouvelle, tombée quelques jours après l’annonce que le rapport de la Sûreté de l’Etat met en garde contre la progression du radicalisme islamiste, crée un certain émoi. Dans l’éviction des femmes et des membres de l’Alternative démocratique des musulmans de Belgique, on voit la confirmation du diagnostic de la Sûreté et on croit distinguer une reprise en main de la représentation de l’islam dans notre pays par le Diyanet turc et les services consulaires du Maroc…
Il est important de contextualiser cet événement pour en relativiser la portée. Cette dernière est en effet minimale, pour ne pas dire nulle, pour la simple raison que l’Exécutif des Musulmans n’est plus actuellement reconnu comme organe représentatif du culte islamique dans notre pays. Et ce, depuis le 31 mars dernier. L’Exécutif, miné par des dissensions internes, et fragilisé par une représentativité contestée, avait été chargé de présenter aux autorités une proposition relative à un nouveau mode d’organisation de la représentation de l’islam dans notre pays. Sans surprise, il n’est pas parvenu à un consensus et le mandat temporaire des membres de l’Exécutif qui prenait pris fin le 31 mars 2011, n’a pas été renouvelé. Devant la nécessité d’assurer la gestion des affaires courantes, et seulement ces dernières, l’arrêté royal du 28 août 2011 a confié cette tâche aux président et vice-présidents de l’Exécutif sortant : Mohamed ADAHCHOUR, Isabelle PRAILE, Semsettin UGURLU et Mehmet ÜSTÜN. Mais, la validité de l’arrêté expirait au 31 décembre 2011, et il n’a pas été renouvelé. Il n’y a donc aujourd’hui plus d’instance officiellement reconnue comme représentative du culte islamique dont on puisse démettre ou nommer les membres.
D’autre part, et on touche là à un problème structurel de l’organisation de l’EMB, l’Assemblée des Musulmans de Belgique n’a jamais eu le pouvoir de démettre les membres de l’Exécutif, ce qu’elle a cependant essayé de faire à différentes reprises, déjà sous le premier Exécutif (janvier 2001). En réalité, le système avait prévu pour seul rôle de l’Assemblée celui de proposer au Ministre de la Justice les candidats membres de l’Exécutif, qui, une fois nommés par le Roi, seraient inamovibles jusqu’à la prochaine élection. Ce système d’élection à deux degrés avait été prévu pour qu’un filtre vienne assurer la représentation des diverses tendances du monde musulman belge – et des femmes- au sein de l’Exécutif, mais aussi pour permettre à la Sûreté de l’Etat de vérifier les noms des candidats avant leur nomination à l’Exécutif… Cette dévalorisation du principe du suffrage universel n’est en soi pas choquante s’agissant de la constitution d’un organe chef de culte : rappelons qu’aucun organe chef de culte reconnu en Belgique n’est constitué au suffrage universel des fidèles. En revanche, il était normal et prévisible que l’Assemblée rassemblant les élus de la communauté musulmane de Belgique ne se contenterait pas de présenter les candidats à l’Exécutif, et déciderait logiquement que, sur le modèle parlementaire, elle deviendrait l’assemblée devant laquelle l’Exécutif devrait rendre des comptes. Ne pas avoir prévu ce développement est incroyable dans le chef des promoteurs de l’organisation des élections pour la représentation du culte islamique. Reste que sur le plan juridique, les décisions de l’Assemblée des Musulmans de Belgique sont sans effet.
Bref, si le vote de l’Assemblée intervenu la semaine dernière est sans portée, il a au moins le mérite de remettre l’éclairage sur le blocage de l’organe représentatif du culte islamique et de rappeler à tous, au premier rang desquels la ministre en charge Annemie Turtelboom, qu’il va falloir trouver une solution sans tarder.
Source : Politique.eu
Exécutif musulman en Belgique : le blocage
D’aucuns avaient imaginé que la nouvelle ministre des Cultes, Annemie Turtelboom (Open VLD) allait vite trouver une solution aux inextricables dysfonctionnements de l’Exécutif des Musulmans après le “surplace” permanent de Stefaan De Clerck. C’est raté ! Interpellée jeudi au Sénat par Richard Miller (MR), la ministre a bien dû avouer qu’elle ne pouvait, dans l’état actuel du dossier, rien faire de plus que son prédécesseur. Annemie Turtelboom, comme De Clerck hier, a certes expliqué que des contacts étaient en cours entre son administration et la direction de l’EMB à propos des propositions soumises par ce dernier pour sortir de l’imbroglio mais elle s’est dit impuissante face aux putsches à répétition qui traversent l’exécutif de l’Organe chef de culte de l’islam en Belgique. C’est qu’une intervention de sa part serait considérée comme une immixtion dans le fonctionnement d’un culte reconnu. La ministre n’ignore plus rien du nouveau rebondissement ayant à la fois été informée par la majorité et par son président Semsettin Ugurlu et par la minorité réunie au sein de l’Alternative démocratique des musulmans de Belgique autour d’Isabelle Praile-Soumaya, vice-présidente évincée vendredi dernier. Ne cachant pas sa bonne volonté, Mme Turtelboom veut aussi un vrai dialogue entre les parties en cause.
Richard Miller n’a pu cacher son trouble car “cet Exécutif, qu’on le veuille ou non, est désormais un rouage important du fonctionnement de la société belge qui sur quelque onze millions d’habitants ne compte pas moins de 600 000 personnes, réparties en 295 communautés, de confession musulmane” . Déjà “le fait de n’avoir pas pris de décision pour résoudre ses difficultés a eu pour conséquence de réduire les moyens de fonctionnement de l’Exécutif” . Or pour Miller “il faut savoir ce que l’on veut : si le législateur a confié des missions importantes à cet Exécutif, il doit pouvoir fonctionner convenablement dans le respect de la législation belge et en visant l’efficacité. Mais il faut aussi le préserver de toute dépendance, financière ou autre, d’influences extérieures, si celles-ci sont attentatoires à la sécurité publique”. Le sénateur montois attend donc “une attitude ferme et juste à l’instar sans nul doute des citoyens belges de confession musulmane” .
20/01/2012, Christian Laporte
Source : Lalibre.be