Abdelkrim
BELGUENDOUZ
Universitaire, chercheur en migration
Les 2 et 3 juin 2007, le CCDH organise à Rabat un séminaire
intitulé « Marocains du monde, appartenances et participation
: l’enjeu de la citoyenneté ».
En marge de cette importante rencontre, et comme contribution
citoyenne au débat public, nous voudrions formuler quelques
réflexions sur certains aspects politiques.
En se plaçant du coté du Maroc et en liaison avec la vie politique
et institutionnelle du pays, ainsi qu’avec le projet sociétal
démocratique et moderniste poursuivi, une donnée s’impose. Avant
de se poser par rapport aux pays d’accueil et à leurs institutions,
la question de la participation citoyenne au Maroc, une citoyenneté
active et responsable, ainsi que celle de la représentation
institutionnelle des Marocains vivant à l’étranger, dans le
cadre d’une participation non limitative, réductrice ou tronquée,
mais dans un esprit d’ouverture, de transparence et de crédibilité,
interpelle en premier lieu les pouvoirs publics et la société
marocaine dans son ensemble, y compris la société civile, la
citoyenneté étant également source du lien social.
Voila pourquoi, la nécessité d’une réflexion s’impose, notamment
sur la citoyenneté marocaine et la notion de marocanité en dehors
du territoire national, dans le cadre de l’appartenance à des
espaces diversifiés et des structures différentes, ici et là-bas,
avec ce que cela implique non seulement comme devoirs et responsabilités,
mais aussi comme droits effectifs.
Tout en prenant en considération la situation des Marocains
dans les pays d’immigration, qui dépasse les enjeux marocains,
ainsi que la question de la double appartenance ou double nationalité,
ce sont ces devoirs et droits citoyens PAR RAPPORT AU MAROC,
qui nous paraissent importants à mettre en relief.
Dans cet esprit, et dans une démarche en termes de droits fondamentaux
de l’homme, quelle forme et quel contenu concret donner à cette
citoyenneté, notamment au plan politique, économique, social,
culturel et cultuel, afin de faire des émigrés marocains des
citoyens marocains au plein sens du terme, bénéficiant de l’intégralité
de leurs droits effectifs, liés à la nationalité marocaine ?
Au plan politique, et tout en tenant compte de l’avis de certains
Marocains d’ailleurs qui ne souhaitent pas s’impliquer politiquement
au Maroc, ou qui considèrent que cette implication politique
ne peut avoir lieu que dans les pays d’adoption, la question
des droits politiques des Marocains résidant à l’étranger par
rapport au Maroc n’est pas un débat clos, mais qui reste ouvert,
nécessitant de connaître et de prendre en considération tous
les enjeux.
Dans ce domaine, la citoyenneté des Marocains résidant à l’étranger
par rapport au Maroc, implique la nécessité du droit de vote
ET de l’éligibilité parlementaire. Ces droits politiques ne
sont pas un luxe, mais bien une nécessité démocratique.
Dans cette perspective, plusieurs questions se posent. Quel
suivi pratique donner aux réformes du code électoral opérées
fin 2006 concernant la participation des Marocains résidant
à l’étranger aux diverses échéances électorales nationales à
l’intérieur même du Maroc (législatives et communales)? Quelle
suite concrète donner à la « démarche progressive » retenue
par le gouvernement dans le communiqué du 16 juin 2006 concernant
le droit de vote et d’éligibilité au parlement, des Marocains
résidant à l’étranger ? Quelle est la prochaine étape et son
contenu réel, afin d’appliquer l’intégralité des décisions royales
du 6 novembre 2005 (y compris la création de circonscriptions
de l’étranger) et de permettre aux citoyens marocains à l’étranger
de bénéficier de l’effectivité de la plénitude de leurs droits
constitutionnels ?
Ces questions mériteraient d’avoir une réponse claire, en particulier
de la part du ministère des Affaires Etrangères, du ministère
de l’Intérieur et des partis politiques qui sont tous concernés.
Dans ce domaine, la visibilité est absolument nécessaire.
La quatrième consultation de la diaspora marocaine s’est déroulée
ce week-end à Rabat.
Le
thème du jour «Marocains du monde, appartenances et
participation : l’enjeu de la citoyenneté», à donner
lieu à des échanges, parfois vifs, à des débats, souvent virils
et à un rassemblement large et divers de la diaspora.
Comme plateforme propice à l’exercice démocratique, le Comité
d’experts proposait quatre tables rondes thématiques aux participants.
Les thèmes étaient les suivants, la double nationalité et participation
politique dans les pays de résidence, quelles modalités de participation
au Maroc (Conseil, représentation politique,…), immigrés en
Afrique et dans les pays arabes, marocains du monde et participation
: modalités de la citoyenneté.
En
somme, jouir d’une double nationalité est-il compatible avec
l’exercice de plusieurs citoyennetés ? Si pour certains, cette
question ne doit pas se poser car «ipso facto, on est marocain
à partir du moment où les parents sont d’origines marocaines
et depuis peu, grâce à la transmission par la mère, pour les
couples mixtes mariés par voie adoulaire», déclare un participant.
Cependant, là n’est pas la problématique centrale ! En effet,
revendiquez sa marocanité dans son pays dit de résidence n’est
pas sans difficulté et souci.
Prenons deux exemples concrets
et précis pour illustrer. Nous avons tous encore en mémoire
l’assassinat du petit fils du célèbre peintre hollandais Vincent
Van Gogh, survenu en Hollande, et son incidence dans les relations
entre le Maroc et les Pays-bas. A cette époque, le gouvernement
hollandais, sous la pression de la rue, interpellait le royaume
chérifien sur la double nationalité et l’exercice de la citoyenneté.
Selon l’exécutif hollandais, «les hollandais d’origine étrangère,
et donc les marocains, doivent choisir entre l’identité hollandaise
ou marocaine. En clair, soyez marocains ou hollandais, et non
les deux à la fois». Le Maroc s’était alors défendu et on frôla
même l’incident diplomatique. Depuis, les relations se sont
apaisées mais rien ne dit que le torchon ne brûlera pas à nouveau.
Un nouvel acte de violence, ou d’agressions intercommunautaires,
pourrait relancer le débat.
Second
cas de figure, l’Hexagone et les propos du leader du FN, l’intarissable
Jean-marie Le Pen. En fin de semaine dernière, celui-ci décidait
d’interpeller la ministre de la Justice de la Vème République
Française, Rachida Dati, quant à son appartenance identitaire.
«Madame Dati, êtes-vous française, marocaine ou algérienne ?».
Du coup, la réponse de la Rachida Dati, par voix de son ministère,
a été le silence. Dans cette «affaire», on peut quelque peu
regretter le silence du parti UMP, et non celui de Rachida Dati
tant la question est vide de sens, car elle appartient à une
famille politique et au sein d’une structure familiale, on fait
bloc lorsqu’un membre est «victime» d’une attaque, non ? En
outre, un second niveau d’analyse s’impose. Pourquoi les français
d’origine américaine ou autres ne sont pas interpellés ?
Est-il normal, logique et cohérent
que ce débat n’ait pas figuré au programme de la consultation
dédiée à l’exercice de la…double citoyenneté ? Les pays dits
de résidences (alors que pour la 2, 3 et 4 ème génération, ceux
sont les pays d’origine ?!) accepteront-ils que des personnes
puissent exercer une citoyenneté double, assurer des mandats
électifs dans deux pays différents ? A l’heure où les économies
les plus développées verrouillent leurs frontières, protègent
leurs Etats Nations, que les mécanismes institutionnels pour
favoriser l’intégration des populations étrangères (et plus
particulièrement Nord Africaine) ont montré leurs limites, l’instauration
d’un Vrai débat sur le sujet ne s’impose-t-il pas ?
Une citoyenneté à deux visages où à deux vitesses ne sert pas
l’intérêt général.
Rachid Hallaouy
Copyright Yabiladi.com
050607
Conseil supérieur de la communauté marocaine
à l'étranger
L'enthousiasme des MRE
Le
président du Conseil consultatif des droits de l'homme (CCDH),
Ahmed Herzenni, a souligné l'engouement et l'enthousiasme des
Marocains résidant à l'étranger (MRE) pour la constitution du
Conseil supérieur de la communauté marocaine à l'étranger et
la qualité de leur participation à l'élaboration de ce projet.
Dans une interview publiée par
le site Wafin.be, dédié à la communauté marocaine en Belgique,
M. Herzenni a rappelé que le CCDH a été chargé par S.M. le Roi
Mohammed VI d'asseoir les bases, et de mettre en place une plate-forme
pour la constitution d'un conseil qui refléterait l'immigration
marocaine partout dans le monde.
Il a précisé que le CCDH tiendra
une session à l'issue du processus de consultations menées avec
les membres de la communauté marocaine à l'étranger pour formuler
des propositions qui seront soumises à la Haute appréciation
de S.M. le Roi.
Evoquant les autres chantiers
en cours au CCDH, M. Herzenni a rappelé que les indemnisations
individuelles des victimes des violations passées des droits
de l'Homme ont été entamées il y a déjà quelques mois, alors
qu'en ce qui concerne les réparations collectives, "il
y a des conventions qui sont prêtes pour signature et début
d'application, il y a également des comités provinciaux qui
ont été constitués".
Il a, également, affirmé que
la signature de la convention relative à la couverture médicale
qui a été prévue, à la veille même du décès de feu Driss Benzekri,
interviendra dans les prochains jours, exprimant sa détermination
de continuer l'œuvre déjà entamée par son prédécesseur défunt
pour passer "dans les plus brefs délais à un rythme de
croisière où le CCDH aura essentiellement à faire de la promotion
des droits de l'Homme". (MAP Publié le : 05.06.2007 14h35)
Conseil supérieur des MRE
Le CCDH boucle son cycle de consultations
· La citoyenneté au cœur du dernier séminaire
· Les résultats publiés bientôt
Le
Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) boucle le cycle
de ses consultations avec les associations représentant la diaspora
marocaine dans les différentes régions du monde. Il s’agit,
rappelons-le, de préparer un document à remettre au Souverain
sur la création d’un Conseil des marocains à l’étranger. En
effet, la quatrième et la dernière rencontre a eu lieu les 2
et 3 juin à Rabat sur le thème «Marocains du monde, appartenance
et participation: l’enjeu de la citoyenneté». Au menu de la
rencontre, la réflexion sur la problématique de la citoyenneté
et la participation des MRE dans la vie politique dans les pays
d’accueil tout en garantissant leurs droits dans la mère patrie.
«Ces derniers ont le droit de participer à la vie politique
et civique de notre pays», rappelle Driss El Yazami, membre
du CCDH. En d’autres termes, «comment continuer à être le citoyen
de sa nation d’origine sans perturber, voir remettre en cause
gravement le processus d’insertion dans le pays de résidence».
Pour ce faire, El Yazami recommande d’approfondir la réflexion
sur les principales mutations de l’immigration marocaine. A
ce propos le CCDH rappelle que les MRE, en particulier ceux
installés en Europe, inscrivent de manière de plus en plus affirmée
et irréversible leur avenir dans les pays d’accueil. Cette réalité
se manifeste socialement de plusieurs manières: mouvement massif
de naturalisation, implication collectif dans la vie politique,
associative et syndicale. Avec cet enracinement, les questions
de loyauté et d’allégeance des MRE, sont sérieusement posées
par les Etats et les forces politiques de ces pays de résidence.
Par ailleurs, la création du
Conseil supérieur des MRE a été aussi au cœur du débat. Deux
avis s’opposent. Certains sont pour la nomination directe des
membres. Mais à condition que les personnes soient représentatives
et crédibles. «Les femmes ne doivent pas être oubliées», souligne
une intervenante. D’autres sont pour l’organisation d’élections
car la création du conseil fait partie d’un processus démocratique.
En tout cas, les synthèses et les recommandations de ces séminaires
seront présentées incessamment. A noter que des questionnaires
ont été également adressés aux universitaires, hommes d’affaires
et acteurs politiques et associatifs installés à l’étranger
pour accueillir leur point de vue sur le rôle du futur conseil
des MRE. Des contacts ont été également pris avec les partis
politiques nationaux pour avoir leur avis.
La conclusion de ces travaux devrait être publiée
au cours des prochaines semaines.
Implication de l’élite
Outre l’examen des problèmes
sociaux des MRE, le futur conseil doit réfléchir sur la stratégie
à adopter pour leur implication en particulier dans le développement
économique du pays. «La matière grise», en clair l’élite, est
particulièrement visée. C’est le point de vue de Omar Seghrouchni,
dirigeant d’un cabinet de consulting à Paris. Pour lui, cette
élite pourra constituer une force de frappe en terme de lobbying
positif pour le Royaume.
Les
citoyens belges se sont rendus aux urnes ce dimanche 10 juin
2007 pour élire leurs représentants à la Chambre et au Sénat.
Venez découvrir les résultats du scrutin dès à présent sur 7sur7,
où vous trouverez l'ensemble des chiffres disponibles et mis
à jour en continu.
Grâce
à la signature de la première Convention générale de coopération,
le Maroc est devenu, en 1965, l’un des premiers partenaires
de la coopération belge au développement. Avec des dépenses
annuelles atteignant en moyenne 7,4 millions d’euros au cours
des 10 dernières années (2005: 9.724.733 euros), le Maroc représente
l’un des 5 principaux pays partenaires de la coopération belge
au développement.
Plus de quatre-vingt citoyens belges d'origine marocaine figurent
parmi les candidats aux législatives fédérales belges de dimanche
10 juin.
Selon
les listes publiées par les médias belges, plus de 50% des candidats
d'origine marocaine sont des femmes et la plupart de l'ensemble
des candidatures sont concentrées en région de Bruxelles, une
quarantaine, et une dizaine à Anvers.
S'agissant
des couleurs politiques, du côté francophone, c'est plutôt chez
les socialistes qu'on retrouve la plupart des candidats, mais
ils sont également en lice chez les centristes du CDH, les Ecolos,
les libéraux du Mouvement réformateur (MR), mais aussi au Parti
Jeune Musulman, une formation bruxelloise fondée par un belge
converti, ainsi que sur des listes indépendantes et chez les
marxistes-léninistes du Parti du Travail Belge (PTB/PVDA).
Du
côté néerlandophone, les candidatures se concentrent chez les
socialistes de SPA-Spirit, les écolos de Groen et les libéraux
du VLD, ainsi que sur des listes indépendantes.
Toutefois, selon les observateurs,
quelque soit le nombre des candidatures, les législatives fédérales
ne constituent pas un véritable enjeu pour les candidats issus
des communautés immigrées, puisque l'architecture institutionnelle
du fédéralisme belge offre de réelles compétences de gestion
autonome aux niveaux communal et régional où se tracent les
véritables enjeux de la vie politique.
Lors de la précédente législature,
les élus d'origine marocaine étaient sept au total, soit quatre
au sénat (toutes des femmes) et trois à la Chambre des représentants.
Elections en France 10 juin 2007 (Le
Figaro)
Le résultat de votre circonscription
Association
des Travailleurs Maghrébins de France 10, rue Affre
75 018 PARIS
Tel : 01 42 55 91 82 / Fax : 01 42 52 60 61
E-mail : National@atmf.org
Une victoire pour
les vieux migrants
Aujourd’hui, suite à une mobilisation menée
par les militants de l’ATMF, une centaine de résidents du foyer
Sonacotra de Gennevilliers ont occupé le Centre des Impôts de
Gennevilliers pendant presque 3 heures pour exiger l’arrêt des
contrôles ciblés des Services Fiscaux basés sur le nom et/ou
l’âge et exigeant la présentation du passeport, ce qui est constitutif
d’une discrimination flagrante.
La mobilisation a payé, puisque
:
Devant la détermination des résidents, le
Directeur Départemental des Hauts de Seine s’est déplacé personnellement
pour recevoir une délégation.
L’administration fiscale a reconnu que c’était
une erreur de sa part de demander aux résidants leurs passeports
et leur a, par conséquent, présenté des excuses.
Le responsable du centre des impôts de Gennevilliers
s’est engagé à réexaminer d’une façon favorable les 32 dossiers
en suspens
Les résidents peuvent dorénavant prouver leur
présence en France pendant 6 mois par tout moyen.
L’ATMF considère que ce succès relatif ne règle pas définitivement
la question de la libre circulation en l’absence d’une nouvelle
réglementation levant l’assignation à résidence des personnes
âgées
L’ATMF reste vigilante et mènera toute action
contre ce genre de pratiques discriminatoires telle que l’existence
de fichiers par ethnie, âge ou nationalité.
Les professeurs des universités
britanniques votent le boycott des universités israéliennes
Les professeurs des universités
ont failli provoquer une condamnation internationale en forçant
leur syndicat à un débat sur une longue année au sujet du boycott
du travail avec les universités israéliennes.
Les
délégués réunis à Bournemouth à la première conférence du nouveau
Syndicat des Universités et Collèges Universitaires (UCU : «
University and College Union ») ont voté par 158 contre 99 pour
« un boycott total et constant » de toutes les institutions
universitaires comme cela a été demandé par les syndicats professionnels
palestiniens en réponse à la « quarante années d’occupation
» israélienne de la terre palestinienne ... lire la suite :
http://www.yenoo.be/news+article.storyid+1942.htm
Le ministre adjoint M.
Gloser et la commissaire de l'UE Mme Ferrero Waldner ouvrent
la manifestation sur le dialogue euroméditerranéen des médias
La
présidence allemande du Conseil de l'UE, la Commission de l'UE
et la Fondation Friedrich Ebert organisent conjointement lundi
prochain (11 juin) une manifestation sur le dialogue euroméditerranéen
des médias. La conférence de deux jours intitulée "Médias
et entente interculturelle - défis et réponses" s'inscrit
dans le cadre de la série de manifestations "Euromed and
the Media" lancée en 2005 par la Commission de l'UE.
Le ministre adjoint chargé des
affaires européennes, Günter Gloser, et la commissaire de l'UE,
Benita Ferrero-Waldner, inaugureront lundi la conférence au
ministère fédéral des Affaires étrangères. Ensuite, André Azoulay,
conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI du Maroc et membre du
Groupe de haut niveau pour l'Alliance des civilisations présentera
l'introduction.
Le ministre adjoint M. Gloser a fait
aujourd'hui à ce sujet la déclaration suivante:
"100 journalistes venant
de pays partenaires européens et non européens du processus
de Barcelone discuteront du développement des médias, de la
liberté d'opinion et de leur compréhension journalistique. En
outre, ils échangeront leurs expériences sur les "best
practices" dans le journalisme toutes régions confondues.
Il s'agit d'évoquer les dysfonctionnements et de communiquer
des recommandations d'actions concrètes."
Les journalistes participants ainsi que des
personnalités des milieux politique, économique, scientifique
et culturel sont invités à la manifestation d'ouverture. La
conférence se tiendra en allemand, anglais et arabe. 060607
Les gouvernements
marocain et catalan signeront une convention pour promouvoir
le retour au pays des immigrés marocains mineurs résidant dans
la communauté autonome espagnole, selon l'agence de presse espagnole
EFE.
Le
but est de prévenir l'émigration illégale des jeunes Tangérois
en leur offrant d'autres alternatives.
Cette convention fixera les modalités de collaboration et les
accords partiels avec les institutions tangéroises afin de céder
des terrains ou des immeubles qui pourraient accueillir des
Centres de Formation Professionnelle par exemple.
C'est le département Action Sociale et Citoyenneté de la Généralité
de Catalogne qui s'occupera de l'application de la convention,
à travers le programme de coopération Maghreb- Catalogne, financé
par l'Union Européenne. Celui-ci devrait démarrer vers le 18
ou le 19 juin, toujours selon EFE.
La Direction générale d'Attention à l'Enfance et à l'Adolescence
fait cas de 95% de mineurs maghrébins sans famille, dont la
majorité proviennent de la ville du Détroit.
Salma Daki
Copyright yabiladi.com
Londres va augmenter
son aide à l'enseignement de l'islam
Le premier ministre britannique Tony Blair lors
d'une conférence sur l'islam à Londres.
Photo Reuters
Agence France-Presse. Londres. Le lundi 04 juin
2007
Londres
va augmenter son aide à la formation d'imams modérés, dont l'enseignement
est désormais jugé d'une «importance stratégique» par le gouvernement
afin de promouvoir un islam pondéré, a annoncé lundi le premier
ministre britannique Tony Blair.
«Les voix de l'extrémisme ne sont pas plus représentatives que
le recours, dans le passé, à la torture pour forcer les conversions
au christianisme n'a représenté le véritable enseignement du
Christ», a déclaré M. Blair lors d'une conférence sur l'islam
à Londres.
«En conséquence de ce qui arrive
aujourd'hui dans le monde, il y a un intérêt et un appétit dans
toute la société d'en savoir plus sur l'islam et toutes ses
diversités», a-t-il poursuivi lors de cette conférence organisée
par l'université de Cambridge et le Foreign Office.
M. Blair s'est engagé à suivre
les recommandations d'un rapport officiel consacré à l'enseignement
de l'islam en Grande-Bretagne et publié lundi.
Ce document, élaboré par un
intellectuel musulman, Ataullah Siddiqui, affirme que l'enseignement
de l'islam dans les universités britanniques n'est pas en adéquation
avec la réalité de la communauté musulmane dans le pays.
Il met également en garde contre
le fait que de nombreux cours consacrés à l'islam sont consacrés
en grande partie aux événements au Moyen-Orient.
«Nous avons l'intention de suivre
beaucoup des recommandations du docteur Siddiqui et nous allons
allouer des fonds significatifs pour répondre à cet engagement»,
a assuré M. Blair. Le gouvernement va débloquer 1 million de
livres (1,48 million d'euros) qui iront notamment à la promotion
d'un enseignement de qualité pour former des imams dans les
universités britanniques.
L'objectif du gouvernement est d'être
moins dépendant des imams d'origine étrangère.
M.
Blair, qui doit quitter le pouvoir le 27 juin prochain, a également
défendu ses décisions d'intervenir militairement en Irak et
en Afghanistan, affirmant qu'elles n'avaient rien à voir avec
l'islam.
«De nombreux chrétiens étaient
en désaccord avec les décisions que j'ai prises sur l'Afghanistan
ou l'Irak», a-t-il assuré. «La foi religieuse de chacun de ces
pays était aussi peu liée à la décision que le fait que les
Albanais du Kosovo au secours desquels nous nous sommes portés
étaient des musulmans souffrant sous une dictature serbe dont
il se trouve que la religion était chrétienne orthodoxe, ou
que les gens du Sierre Leone que nous avons aidés sont à 70%
sont musulmans», a-t-il martelé.
Le délégué pour les musulmans
de l'OSCE pas le bienvenu
Les autorités suisses ne veulent
pas de la visite du représentant de l'OSCE contre la discrimination
envers les musulmans avant les élections fédérales, selon la
«Sonntagszeitung».
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) craint
une controverse politique, indique le journal. Une position
critiquée.
«Je
suis étonné par les derniers développements à propos des musulmans
– en particulier l'initiative sur les minarets», indique Ömür
Orhun dans la «Sonntagszeitung».
Cette initiative populaire a
été lancée en mai par des milieux de la droite nationaliste
et de chrétiens fondamentalistes. Elle veut introduire dans
la Constitution un nouvel article interdisant la construction
de minarets en Suisse.
«J'aimerais conseiller aux gens
d'utiliser leur temps et leur énergie pour des débats productifs
et positifs plutôt que de discuter sur les minarets, (...) qui
appartiennent aux mosquées comme les clochers aux églises.»
En clair, le représentant de
l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe
(OSCE) chargé de combattre la discrimination envers les musulmans
est inquiet.
Techniquement, il ne peut officiellement
venir en Suisse sans invitation des autorités. «En réponse à
ma demande, le gouvernement suisse a estimé que ma visite pouvait
susciter la controverse dans la période précédant les élections
parlementaires [en octobre]», indique l'ambassadeur turc.
Par l'intermédiaire de son ambassade
en Turquie, «le gouvernement suisse m'a fait savoir que ma visite
pourrait avoir lieu après les élections», précise-t-il.
Porte-parole du Département
fédéral des affaires étrangères (DFAE), Carine Carey indique,
toujours dans la «Sonntagszeitung», que son département a bien
étudié la question et consulté. «Nous sommes d'avis que le moment
le plus indiqué pour cette visite est la fin de l'année.»
«Rien à cacher»
Cette décision est critiquée par plusieurs politiciens
suisses, à gauche comme à droite. La député radicale Christa
Markwalder «ne voit aucune raison de ne pas inviter» le représentant
de l'OSCE.
«La Suisse n'a rien à cacher»,
reprend Boris Banga, maire socialiste de Granges et membre de
la Commission de politique étrangère.
Représentant de la droite nationaliste,
Christoph Mörgeli dit aussi son étonnement mais précise ne pas
vouloir «que [le délégué de l'OSCE] s'immisce dans nos débats.»
«On scie la branche»
Président de la Commission fédérale
contre le racisme, Georg Kreis n'est pas plus enthousiasmé par
la décision des Affaires étrangères.
«A court terme, le DFAE peut
obtenir un petit effet. Mais à long terme, on scie la branche
sur laquelle on est assis», indique à swissinfo le professeur
bâlois.
Inévitablement, cette décision
rappelle la récente controverse autour de la venue du rapporteur
de l'ONU contre le racisme en Suisse.
Dans son rapport, Doudou Diène
avait relevé une instrumentalisation du racisme dans le débat
politique en Suisse. Un constat vilipendé par certains représentants
de la droite nationaliste.
swissinfo
Le Gouvernement Britannique et
les musulmans : Le devoir de cohérence
J’ai
reçu une invitation à participer une conférence sur « L’islam
et les musulmans dans le monde » organisée aujourd’hui par le
gouvernement britannique sous les auspices de l’université de
Cambridge. L’initiative se veut être le dernier acte politique
du Premier Ministre Tony Blair à l’égard des musulmans britanniques
sous la forme d’un message fondé sur l’ouverture, le dialogue
et le respect. Au moment où Tony Blair fait son bilan, on peut
saluer l’esprit de cette initiative mais il faut surtout se
questionner sur le sens et l’efficacité d’une opération qui
semble présenter les traits d’un exercice de rattrapage ou de
pures relations publiques... http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=1123
Dîner féministe avec
Fatoumata SIDIBE, Présidente de l'association belge Ni putes
ni soumises, mardi 12 juin, Bruxelles
CFFB (Conseil des Femmes francophones de Belgique)
La nouvelle Commission Jeunes Femmes du CFFB a le plaisir de
vous inviter à son premier Dîner féministe, qui sera organisé
le mardi 12 juin 2007 de 19h15 à 21h15. L'invitée
de cette première édition est Fatoumata SIDIBE, la Présidente
du Comité belge (Wallonie-Bruxelles) de Ni Putes Ni Soumises,
créé officiellement en mai 2006.
Premier anniversaire AWSA-Belgique
(Arab W omen's S olidarity A ssociation-Belgique asbl) apporte
son soutien aux femmes Irakiennes. Participez, par votre présence,
au soutien financier d'un projet de l'OWFI (Organisation pour
la liberté des femmes en Iraq) Date : Le samedi 23 juin 2007 Lieur : Centre Garcia Lorca (Rue des Foulons
47/49 - 1000 Bruxelles - Trams 56, 3 (Anneessens), bus 46 (Porte
d'Anderlecht). Réservation et choix du repas obligatoires
par e-mail : awsabe@gmail.com
- par sms 0486/ 61 80 82
Arab Women's Solidarity Association - Belgique ASBL
Avenue de l'Eternité, 6 - 1070 Bruxelles http://www.awsa.be / http://www.awsa.net
Made in Maroc - Un regard
sur les cultures marocaines
Après
l’Inde, le Brésil et le Mali, c’est au Maroc que Zutique Productions
consacre son évènement annuel pluridisciplinaire. Made in Maroc
propose de découvrir la culture marocaine à travers des concerts
allant de la tradition à la fusion, ainsi que des rencontres,
expositions, ateliers, projections, dégustations.
Vendredi 8 et samedi 9 juin 2007, Cité universitaire
de Paris SIWA, une plateforme de réflexion
sur les modes de création et de représentation contemporaines
du monde arabe Qu’en
est-il du spectacle vivant et de la représentation dans le monde
arabe ? Y existe-t-il un théâtre, contemporain et vivant ? Que
savons-nous, ici en France, de la création artistique dans ce
monde, de ses conditions d’exercice ? Quels liens y entretient
la pratique artistique avec la culture et la politique ?
Autant de questions qui exigent d’être pensées et travaillées.
C’est de cette exigence qu’est né le projet SIWA.
Lire le programme de ces deux jours : http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=381
Appel du réseau « Travaux études
et recherches sur les réfugiés et l'asile » (TERRA) Identité nationale et immigration
: inversons la problématique ! Les
huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de
Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), particulièrement
compétentes sur l'histoire de l'immigration mais aussi de l'antisémitisme,
du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec
raison que la création d'un Ministère associant dans son intitulé
identité nationale et immigration "s'inscrit dans la trame
d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition
d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers,
dans les moments de crise". Nous approuvons également l'Association
française des anthropologues qui rappelle que "lorsque
l'État s'empare du thème de l'identité nationale, c'est partout
une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des
violences entre groupes d'origines différentes."
Lire la suite de l’appel : http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=387
Le Manifeste des libertés soutient cet appel.
Appel
de La Paix Maintenant
Pour un rassemblement à Paris le 5 juin, à 18h30, devant
le Mur de la Paix, Champ de Mars, face à l'Ecole militaire (métro
Ecole-Militaire).
Dans la situation de blocage du conflit israélo-palestinien
– et de violences inter-palestiniennes qui en sont, en partie,
la conséquence –, nous soutenons toutes les initiatives qui
favorisent la paix, l’ouverture de négociations – avec les acteurs
politiques tels qu’ils sont –, et l’avancée vers deux peuples-deux
Etats. C’est à ce titre que le Manifeste des libertés vous invite
à vous rendre à ce rassemblement qu’organise La Paix Maintenant.
Lire le texte de l’appel : http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=388
Quoi ma gueule, un blog à visiter -
Sujet: Dans le cadre de la Semaine d'actions
contre le racisme, le Mouvement des Jeunes Travailleurs (MJT)
a créé un blog sur le racisme et les discriminations: il rassemble
une foule d'infos et d'activités et est un lieu d'échange sur
le thème.
- Thèmes: racisme, discriminations, sexisme,
réfugiés, apartheid.
- En pratique: www.quoimagueule.be
« Que fais-je
de mes origines ? »
ou « Le “je” comme métamorphose
du “nous”et des “nous” », séminaire
avec Galid Aïtelkadimorabti, éducateur, Abdessamê Es Salmi,
éducateur et psychothérapeute systémique, et Marie Claude Lacroix,
philosophe et psychanalyste
- Sujet : Après la projection du film « Place
Belgique » (Foued Bellali, 2006), les intervenants aborderont
la question de l'identité et des appartenances dans un contexte
multiculturel.
- Thèmes: identité, rencontre interculturelle.
- En pratique: Au Kokob (Bruxelles), le
jeudi 21 juin 2007. Renseignements: www.entredeuxmondes.net