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► Entretien avec le président du CCME, Driss El Yazami (II) : “Il y a une prise de conscience des mutations essentielles de l'émigration et du processus de son enracinement”

Vous avez certainement remarqué que les pays d'accueil comme ceux de l'Union européenne travaillent en réseau pour prendre des décisions au niveau de Bruxelles, ce qui n'est pas le cas au niveau des pays d'origine et les pays du Sud en général ?

Lire le reste: http://maghress.com/fr/liberation/4944;jsessionid=6E4F76A524185929A34047D0301CB852
Lire la première partie : http://maghress.com/fr/liberation/4932



► Recettes MRE: Plus 3% en janvier

Premiers signes de reprise. Les Marocains résidents à l’étranger se remettent à transférer l’argent à leur pays d’origine. Preuve en est, leurs recettes se sont appréciées de près de 3% à fin janvier 2010 à 3,9 milliards de DH.

L'Economiste 3.3.10



►3 milliards d’euros transférés par les Marocains de l’étranger


[...] 2,5 millions de Marocains vivent à l'étranger, soit à peu près 10% de la population. Une grande majorité d'entre eux en Europe (dont plus de 800 000 en France, 400 000 en Espagne, 250 000 aux Pays-Bas, 120 000 en Italie, 110 000 en Belgique et 100 000 en Allemagne), quelques 200 000 dans les pays arabes, 160 000 aux Etats-Unis, 60 000 au Canada, 5 000 en Afrique et 3 500 en Asie et Océanie. [...] Ces transferts sont la première source de devises pour le pays, devant le tourisme. Ils représentent 10% du produit intérieur brut (PIB) et 25% des importations. Si le profil des MRE qui envoient de l'argent au Royaume n'est pas clairement établi, on sait en revanche qu'ils sont issus de la première et deuxième génération. [...] +

Lire l'article: http://www.afrikeco.com/article/economie.php3?id_article=9187 




► Les MRE ne passeront plus par le port de Tanger-ville

Si tout va bien, à partir du mois d'avril 2010, le traditionnel chassé-croisé estival des Marocains résidant à l’étranger ne passera plus par le port de Tanger-ville mais par celui de Tanger-Med à Ksar Esseghir..



► Madame, Monsieur,

Nous tenons à vous remercier d'avoir participé à la 16éme édition du Salon international de l'édition et du livre de Casablanca (SIEL). Votre présence a contribué au succès du stand des Marocains du monde et au rayonnement de leur production intellectuelle et artistique.

Lire la suite: http://dounia-news.com/cgi-bin/weblog_basic/index.php?p=414



► REGARDS CROISES

A Casablanca, durant la 16e édition du Salon international de l'édition du livre (SIEL) qui s'est tenu du 12 au 21 février 2010, grâce au CCME, les Marocains du monde ont eu l'occasion de s'exprimer, d'informer et de s'informer. Une fois n'est pas coutume, la diaspora marocaine du monde a pu exposer sa littérature, son cinéma, son art et son savoir faire

Il n'est plus nécessaire de démontrer que notre communauté a contribué largement dans l'effort de développement du Maroc et dans sa démocratisation. Cela fait presque 50 ans que nous pratiquons la coopération au développement de notre pays et nous avons payé un lourd tribut. Par contre en ce qui concerne notre littérature et notre savoir faire artistique, technologique et cinématographique il reste encore beaucoup de chemins à faire. Quant aux médias marocains à notre égard il est apparu qu'il y a un goufre entre nous, une incompréhension et une méconnaisse totales qu'il faut rectifier et assainir le plus tôt possible. Ce malencontreux malentendu qui dure depuis des décennies ne sert pas nos intérêts dans nos pays d'accueil respectifs et encore moins dans notre pays d'origine. Par conséquent, il faut multiplier des contacts directs entre les médias et la diaspora, sans intermédiaire et sans paternalisme.

L'initiative telle d'une table ronde permet de regarder autrement et d'une autre optique comment notre société veut qu'on soit et comment elle façonne notre identité de MRE. Ces derniers temps, lés médias européens et français en particulier n'ont pas chômé, surtout depuis le lancement du débat sur l'identité. L'islam, les Musulmans, les Marocains et les jeunes issus de l'immigration sont quotidiennement stigmatisés. Le débat a pratiquement tourné principalement autour de l'islam et de l'immigration. Malheureusement, beaucoup de dérapages involontaires ou bien orchestrés ont attiré le débat et les regards sur les citoyens d'origine étrangères et en particulier sur les musulmans et ont pardessus tout attisé la haine et l'animosité à notre égard. C'est pour ça qu'il faut multiplier les tables rondes au Maroc mais aussi en Europe, organiser des débats, rencontres, séminaires, symposium, colloques, expositions et spectacles pour conceptualiser ensemble un autre regard sur les citoyens d'origine marocaine en Europe. Principalement et notamment pour expliquer l'islam, nos coutumes et nos traditions, notre histoire et notre identité, notre culture et notre civilisation.

Cette perception négative de la migration par la presse ne prend pas en compte notre contribution à l'économique du pays d'accueil et du pays d'origine ni de notre degré d'intégration dans la société européenne. Alors, nous devons tous nous unir dans une nouvelle synergie, conjuguer nos forces et nos efforts en faisant abstraction à tout ce qui nous désunit et à renforcer ensemble notre dynamisme et notre détermination.

Nous devons jouer un rôle primordial à conscientiser l'opinion publique car nous sommes les seuls protagonistes susceptibles de garantir un véritable débat démocratique sur les questions des citoyens d'origine marocaine et garantir ainsi notre participation active à ce débat, ce qui n'est pas le cas actuellement..

En effet, les médias européens mais aussi marocains nous traitent comme "l'autre", celui qui vient de loin; de l'étranger, le migrant, le gastarbeider. Nous devons coûte que coûte combattre ce cliché réducteur et raciste et œuvrer pour la diversité de nos sociétés contemporaines et pour le renforcement de la cohésion sociale. Car, la majorité des citoyens d'origine marocaine est née et grandi en Europe.

Néanmoins, il faut admettre, que d'un côté notre communauté vit sous l'impact des médias et de l'autre côté notre communauté n'a aucun impact sur les médias. Principalement par rapport au petit écran, notre visibilité est casiment nulle sauf quand il s'agit de notre représentation négative. Nous sommes une minorité pratiquement absente dans le monde médiatique. Au contraire, notre communauté est aujourd'hui présenté de plus en plus comme un problème pour la société et une menace à la sécurité, surtout quand un membre de notre communauté commet un délit. Par contre, en réalité nous ne sommes pas un danger, nous sommes en danger. En Europe, dans les médias publics, la balance penche vers un seul côté, en général c'est le sensationnel et le spectacle qui l'emportent, on ne montre jamais des Marocains qui ont réussi pour contrebalancer les représentations négatives sur notre communauté. Par contre au Maroc, le débat est biaisé, c'est le MRE qui a réussi qui est mis sur un piédestal, en évidence et stéréotypé , faisant abstraction à la réalité du terrain qui est loin d'être idéale pour la majorité écrasante des membres de la diaspora d'origine marocaine.

Dans une démarche constructive de partenariat, nous devons créer un lobby afin de nous faire entendre, de nous faire écouter et de nous respecter en utilisant tous les moyens légaux en notre disposition pour convaincre les responsables politiques et les responsables des médias, à l'intérieur comme à l'extérieur du Maroc. Une démarche collective, pour rectifier le déséquilibre sur le petit écran ainsi que dans la presse, en tenant compte de la diversité et des vrais attentes et doléances de notre diaspora. Notre participation adéquate dans les médias est une condition incontournable dans le fonctionnement démocratique de l'ensemble de la société.

Finalement, il est impératif de faire le nécessaire pour corriger l'image stéréotypée et négative du citoyen d'origine marocaine, véhiculée dans les médias étrangers et marocains.

Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 28 février 2010